Café des voyageurs #28 : Flamenco à Séville

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Rouge

Depuis quelques jours, les vitrines des magasins se sont parées de rouge et de coeurs pour célébrer l’amour. Comme tous les mois, le café met à l’honneur une couleur, avec la Saint Valentin qui approche j’avais envie de mettre à l’honneur le rouge. Avec, une telle couleur, j’ai d’abord pensé consacrer un énième article sur Londres, ses bus et ses cabines téléphoniques, puis sur Montmartre et son Moulin Rouge, mais c’est finalement une autre destination chère à mon coeur que j’ai eu envie de te faire découvrir. Nous avions déjà évoqué un brin d’Andalousie littérairement parlant l’été dernier avec La mécanique du coeur de Mathias Malzieu, aujourd’hui on y revient pour mettre à l’honneur la musique et la danse.

Cette semaine je t’emmène

toujours en Espagne, après Barcelone la semaine dernière, nous prenons la direction du grand Sud pour l’Andalousie. Nous avons visité trois des grandes villes de la région il y a une dizaine d’années, avec notre Grand Schtroumpf tout fraichement sorti de l’oeuf. Basés à Ubeda chez de la famille, nous avions rayonné entre Grenade, Cordoue, la cité médiévale de Baeza avant de finir notre séjour à Séville.

J’ai choisi ce lieu car…

Visiter l’Andalousie et y assister à Séville à un spectacle de Flamenco a longtemps fait partie de mon tiroir à voyages. Aussi, ces trois jours dans la ville étaient particulièrement attendus. Nous avons donc visité les incontournables :

  • l’Alcazar et ses merveilleux jardins, qui en plein mois de juillet par plus de 40° offrent une oasis de fraicheur fortement appréciable avec un bébé. À l’époque de notre voyage, le site n’avait pas encore servi de décor à la maison Martell de Dorne pour la série Game of Thrones. Aujourd’hui, si tu es fan de la série et que tu souhaites visiter l’Alcazar tout en découvrant des anecdotes de tournages, des fans tours sont proposés par de nombreux prestataires.
  • la Cathédrale et la Giralda son campanile qui offre une vue exceptionnelle sur la ville. Avec un tout petit chou, comme Grand Schtroumpf l’était à l’époque, le porte-bébé était notre ami pour cette visite. En effet, cette vue magnifique se mérite, et on y accède après avoir grimpé une belle flopée de marches d’escaliers
  • la Real Maestranza et son musée. La tauromachie n’est pas la tradition espagnole que je préfère. Jamais nous n’aurions assisté à une corrida lors de notre passage dans la région mais force est de constater que la tradition est encore particulièrement ancrée. Nous étions aux abords de la Plaza de toros, pour une balade quand nous avons vu affluer de toutes part, avec des glacières sous le bras et des tas de sacs sous les bras. On se serait clairement crus aux abords du Vélodrome un soir de match de l’OM à domicile. C’est là que nous avons compris que c’était un soir de corrida. Les arènes se visitent en journée, ainsi que le musée de la tauromachie et leur architecture mérite qu’on aille y jeter un oeil.
  • la monumentale Plaza de España et le Parque Maria Luisa
  • le marché couvert de Triana. La semaine dernière, nous avions parlé de la Boqueria de Barcelone, quelques temps auparavant, nous avions parlé des halles d’Helsinki. J’aime beaucoup l’atmosphère des marchés couverts en voyage. C’est souvent un endroit où l’on aime flâner et acheter de quoi grignoter pour ne pas faire exploser le budget nourriture du voyage. C’est aussi un lieu de rencontres fort sympathiques et dans lequel on assiste généralement à de jolies scènes de vie quotidienne.

Mais comme je te le disais en intro, il y avait des visites à côté desquelles ont pouvait passer à Séville mais quitter l’Andalousie sans avoir assisté à un tablao flamenco c’était no way. Je sais par des copains qui y sont allés récemment que depuis quelques années, des spectacles de rues se développent aux alentours de l’Alcazar et de la Cathédrale. En ce qui me concerne j’avais vraiment envie de m’asseoir dans le noir et d’assister à un spectacle avec des danseurs et des musiciens professionnels, d’entendre le claquement des zapatos de baile sur le parquet de la scène. Pour cela, nous nous étions arrêtés le temps d’un spectacle au Tablao Alvaro Quintero, situé non loin de la cathédrale. Il avait l’avantage d’offrir des spectacles sans dîner, ce qui nous allait très bien car même si le spectacle était d’une rare intensité et m’a plongée dans une profonde émotion, il n’a pas été du goût de notre chaton des bois, qui avait très peur du bruit et de l’obscurité. Si tu as la possibilité de rester un peu à la fin du spectacle et que tu veux t’essayer à la danse, une initiation d’une vingtaine de minutes est proposée.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

En une heure de spectacle, différentes formes du flamenco s’alternent, de l’intensité de la Solea aux formes plus légères de la Sevillane ou de l’Alegria. C’était un véritable festival de costumes et d’émotions. En regardant les photos de matin, je me suis rendu compte à quel point le mouvement était intense, au delà du fait que mon appareil photo de l’époque n’était pas très performant sur les photos dans l’obscurité et que beaucoup de photos sont floues. Toutefois, ce qui m’a le plus marquée dans ce spectacle c’est la profondeur des regards des danseurs, la façon dont la musique les habite, la mélancolie, la colère, la concentration, la passion ou la connexion entre les bailarines.

Thème du 17 février : Une rencontre touchante

Thème du 24 février : Insolite

Et vous ? Êtes-vous passés par les tablaos lors des visites à Séville ? Que vous évoque le rouge en terme de destination ? N’hésitez pas à partager vos articles en commentaire.

Chez les habitués du Café, Les voyages de k., nous embarque de l’autre côté de l’Atlantique pour admirer le Golden Gate.

À bientôt 😉

5 Comments on “Café des voyageurs #28 : Flamenco à Séville”

  1. Ping : Café des voyageurs # 28- Le Golden Gate Bridge

  2. Ping : Café des voyageurs #29 : rencontres touchantes au coeur du cercle polaire | my wanderlust family

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :