Professeur Goupil et les rires qui s’envolent, Loïc Clément et Anne Montel

Nous voilà de retour dans la Vallée des Mitaines, après Le mystère de la chambre morne, le roman 9 – 12, qui avait été l’un de nos coups de coeur de cette fin d’automne. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous retrouvons la plume de Loïc Clément et les pinceaux d’Anne Montel pour découvrir ce nouvel opus de la série de mini romans consacrés à Angus Goupil paru aux éditions Little Urban le 5 février 2021.

Résumé éditeur

Professeur Goupil et Akiko attendent un heureux évènement. Lui qui a toujours eu la tête dans la lune semble de plus en plus avoir les pieds sur terre. À l’instant même où il voit son enfant, minuscule, avec les yeux qui pétillent la magie, Goupil sait qu’il pourrait gravir les montagnes. Mais Akiko, elle, semble triste. Désespérément.

Notre avis

Nous avions laissé Angus Goupil adolescent et il a bien grandi depuis. Dans cette spin off consacrée à ces aventures, lui qui était un grand solitaire à la limite de la misanthropie s’est d’abord créé une famille de petits animaux dans Professeur Goupil, puis il a découvert l’amour en la personne d’Akiko dans Professeur Goupil est amoureux et ensemble ils ont fait le tour du monde dans Professeur Goupil autour du monde.

Après toutes ces belles aventures et un joli mariage racontés dans le premier chapitre de ce nouveau mini roman de 56 pages, nos deux renards ont décidé de revenir s’installer dans la Vallée des Mitaines. En effet, Akiko attend un heureux événement et c’est là où ils ont grandi qu’ils entendent bien élever leur enfant. On les voit se projeter dans cette nouvelle vie avec un bébé renard, puis accueillir leur fille, non sans quelque peu d’agitation.

C’est en cela que Professeur Goupil et les rires qui s’envolent est un roman original. En effet, il aborde un thème peu présent dans la littérature jeunesse, celui du baby blues et de la dépression post-natale. Les mots sont joliment trouvés pour parler avec douceur et sensibilité de ce sujet qui touche pourtant de nombreuses familles à l’arrivée d’un bébé. Goupil devient un papa tendre et attentionné, touchant par l’amour inconditionnel qu’il porte à cette toute petite boule de poils qui vient de chambouler toute sa vie et par son inquiétude pour Akiko, qu’il soutient de toutes ses forces depuis la naissance de leur fille, mais qui malgré tout, a sombré dans une mélancolie que rien ne semble apaiser.

Cependant tout n’est pas que tristesse dans ce roman, l’humour est aussi au rendez-vous. Entre les aventures scolaires des petits animaux, les jeux de mots disséminés par Loïc Clément au fil des pages et les gaffes du professeur Goupil que la paternité rend particulièrement maladroit, on partage quelques moments de rigolades.

Parmi les personnages secondaires, on retrouve Granny le directeur de l’école de la Vallée des Mitaines dont on avait fait la connaissance dans Le mystère de la chambre morne, mais aussi Stork, la cigogne sage-femme homme qui nous offre un beau moment de jeu sur la langue. Ce dernier met des mots avec beaucoup de bienveillance sur les sentiments qui ont envahi Akiko et ne veulent pas la quitter.

Les illustrations d’Anne Montel entourent elles aussi avec douceur les propos des personnages. Dans le roman paru cet automne, nous avions découvert son trait de plume. Ici elle donne toute l’étendue de sa palette de couleurs avec de jolies scènes de campagne, de nuits tourmentée ou de tendresse intergalactique que l’on retrouve en pleine page, ou de petits moments de vie qui accompagnent ponctuellement le texte. Elle glisse aussi quelques clins d’oeil que les amateurs de son travail sauront peut-être retrouver.

Dans la Wanderlust Family, nous avons apprécié cette lecture pour des raisons très diverses. Les garçons ont aimé le registre humoristique et la légèreté apportée par les suggestions des petits animaux, parfois clairement tirées par les cheveux pour aider Akiko et le professeur Goupil. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié le ton et le style de Loïc Montel. Comme à chaque fois, il s’agit d’un moment de lecture à voix haute, partagée pendant le rituel du soir. Si certains paragraphes nécessitent qu’on s’attarde pour expliciter les jeux de mots auprès des enfants, le thème est abordé avec simplicité et dans un lexique adapté aux jeunes lecteurs. Toutefois, la découverte de ce roman doit se faire avec un adulte pour accompagner la discussion sur le sujet de l’accueil d’un bébé et les sentiments qui peuvent traverser les parents à cette étape cruciale d’une vie. C’est donc un chouette roman pour aborder l’amour en ce week-end de la Saint Valentin.

Je remercie les éditions Little Urban pour cette belle découverte et leur confiance renouvelée.

Ils en parlent aussi : Les blablas de Tachan

Et vous ? Vous l’avez lu ? Il vous fait envie ?

À bientôt 😉

4 Comments on “Professeur Goupil et les rires qui s’envolent, Loïc Clément et Anne Montel”

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