Bienvenue dans my wanderlust family !

Cher lecteur,

Bonjour et bienvenue à toi !

À l’approche de cette nouvelle année et à l’aube de cette nouvelle décennie, j’ai eu envie de me consacrer à quelque chose qui me tient à coeur depuis très longtemps, l’écriture. Et quoi de mieux pour cela que de l’allier à trois de mes autres passions : ma petite famille, la lecture et surtout le voyage. Es-tu prêt ? Viens, je t’invite à partager l’univers de notre petite wanderlust family.

Wanderlust ? Kesako ?

Peut-être le blog t’est-il apparu directement en tapant wanderlust dans ton moteur de recherche… Dans ce cas, tu sais déjà ce que ce mot bizarre signifie…

Sinon, je te vois déjà rouler tes yeux comme les poissons sur les étals du Vieux-Port… Alors voilà pour te mettre dans l’ambiance, je te propose un premier petit voyage, dans le temps (sans passer par la planète Marseille pour l’instant, je laisse ça à IAM et à son Mia) mais dans la littérature pour découvrir ce qu’est le wanderlust…

Un peu de culture, parce que la culture, c’est comme la confiture, c’est trop bon…

Peut-être que comme Monsieur Jourdain, le bourgeois gentilhomme, qui fait de la prose sans le savoir, tu as toi aussi une wanderlust family qui s’ignore. Alors non, wanderlust ce n’est pas le nom du dernier DJ ou de la dernière boite à la mode, ni celui d’un super produit pour récurer ta salle de bain, ou d’un gentil poké-truc… Non, non, non, je te l’ai dit, pour savoir ce qu’est le wanderlust, il faut repartir quelques années en arrière en Allemagne…

Car oui, le wanderlust nous vient d’Allemagne. Cette philosophie est née au XIXème siècle, portée par la plume d’écrivains voyageurs, comme Goethe, Schubert etc…

Je vois déjà le bouton panique s’afficher chez toi ! Détends-toi ça va bien se passer… Je te l’accorde, comme entrée en matière c’est pas glamour glamour et moi non plus je me verrais pas passer mon réveillon du nouvel an avec Goethe et ses potes… J’ai viens aux faits vite…

Donc voilà, toute cette petite bande de grands romantiques avait pour principale occupation de rechercher l’inspiration à travers le voyage et leur grand kif, c’était de parcourir l’Europe et se remplir de merveilleux paysages.

Le wanderlust, c’est donc cette envie permanente de voyager, randonner, balader. Bref, de voir du pays…

Selon certains chercheurs, il existerait une trace du wanderlust dans notre patrimoine génétique, sur le gène DRD4 (on dirait presque le nom d’un droïde dans Star Wars, tu trouves pas ?). En gros, certaines personnes auraient ça dans le sang (et dans tout le reste de leurs cellules aussi)… Chez nous je sais pas si c’est génétique mais en tous cas, c’est sûrement héréditaire. Dans notre famille, petits comme grands sont toujours prêts à boucler leurs sacs à dos pour partir à l’aventure que ce soit au bout de la rue ou au bout du monde…

On me dit dans l’oreillette qu’emportée par mon envolée lyrique j’ai oublié de nous présenter, ça c’est tout moi… Je manque vraiment à tous mes devoirs !

Qui sommes-nous ?

My wanderlust family est une famille italo-marseillaise. Dans notre famille, il y a :

  • Wanderlustdad, proche de la quarantaine, il est passionné d’histoire médiévale, d’héroic fantasy, de nature et de beaux paysages, de playmobils et de cuisine. Italien, il nous amène plusieurs fois par an parcourir les routes de sa jolie bottes pour découvrir les joyaux de son patrimoine.
  • Wanderlustgrandschtroumph, 8 ans, c’est un drôle de petit bonhomme, curieux et passionné par la nature et les grands espaces. Plus tard, il se rêve fauconnier ou réalisateur de documentaires animaliers. En attendant, il adore aussi dresser des poké-truc sur sa console.
  • Wanderlustminischtroumph, 6 ans, suit le même chemin que son grandschtroumph de frère. Sensible, il fait du spleen du retour à la maison un incontournable du retour à la maison.
  • Et enfin, moi même, Wanderlustmum, la trentaine (mais parfois 5 dans ma tête) , passionnée de voyage, de littérature, d’arts en tous genre, de Disney… J’adore toucher à tout et découvrir de nouvelles choses. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrits mes voyages sur des petits carnets, gardé les tickets de métro, des musées… J’ai toujours 3 ou 4 voyages dans la tête, en attendant de pouvoir les organiser. Ce que j’adore dans le voyage, c’est l’avent (comme à Noël), se mettre dans l’ambiance, découvrir la culture, la musique, chercher le lieux et l’expérience qui fera briller les yeux de ma famille, l’excitation qui grandit au fur et à mesure que le jour J du départ approche et une fois sur place, ce sont les rencontres faites au détour du chemin, ces personnages que tu ramènes dans ton coeur une fois rentré à la maison et les paillettes dans les yeux de mes hommes. Mon rêve : acheter un combi Volkswagen pour balader en toute liberté.

Que trouveras-tu sur ce blog ?

Loin de moi l’idée de te donner des conseils ou te dire comment organiser ton voyage, pour cela, il y a beaucoup de gens plus compétents que moi.

Non obstant (ça fait toujours classe pour éviter de dire « mais » en début de phrase), si notre présentation t’a plue et que tu as envie de nous suivre dans nos aventures, voilà un petit aperçu de ce que tu trouveras sur ce blog :

  • Des comptes rendus de nos visites ou voyages coup de coeur ❤
  • Des suggestions de lecture pour toute la famille en préparation d’un voyage spécifique ou de manière plus générale mais aussi de films ou de playlists pour se mettre dans l’ambiance. (N’hésite pas à commenter et à partager tes films ou morceaux chouchous)
  • Des billets d’humeurs et des réflexions autour du voyage

Prêt à embarquer avec nous ? alors 5-4-3-2-1 décollage…

A bientôt 😉

Reading classics Challenge 2021 : L’amour aux temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez

Me voilà de retour après plus de trois mois sans publications pour une lecture commune avec Priscilla du blog Livresque78. En début d’année, lorsque pleine d’optimisme j’avais fixé mon menu pour le Reading classics challenge, nous avions planifiée toutes les deux, cette lecture pour le mois de juin. Prise dans un tourbillon depuis le mois de mars, j’ai complètement délaissé le blog et une bonne partie des lectures que je souhaitais faire. Je voulais donc avant toutes choses remercier Priscilla d’avoir partagé cette lecture avec moi. Cela m’a permis, d’une part de découvrir ce classique de la littérature qui me faisait envie depuis longtemps et d’autre part de me forcer à trouver le temps de me remettre à alimenter le blog.

Quatrième de couverture

À la fin du XIXe siècle, dans une petite ville des Caraïbes, un jeune télégraphiste pauvre et une ravissante écolière jurent de se marier et de vivre un amour éternel. Durant trois ans ils ne vivent que l’un pour l’autre, mais Fermina épouse Juvenal Urbino, un jeune et brillant médecin. Alors Florentino, l’amoureux trahi, se mue en séducteur impénitent et s’efforce de se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu’il ne cessera d’aimer, en secret, cinquante années durant. L’auteur de Cent ans de solitude et de Chronique d’une mort annoncée, prix Nobel 1982, donne libre cours à son génie de conteur, à la richesse de son imagination et à l’enchantement baroque de son écriture.

Mon avis

C’est avec L’amour au temps du choléra, publié en 1985, que je découvre la plume de Gabriel Garcia Marquez. Dès les premières lignes, l’auteur nous embarque vers les Caraïbes, dans une ville portuaire de la fin du XIXè siècle pour suivre les amours contrariées du pauvre Florentino Ariza, enfant illégitime de l’un des dirigeants de la Compagnie Fluviale des Caraïbes et de Fermina Daza, fille d’un homme d’affaires aux pratiques douteuses.

Florentino, alors jeune homme et passionné de poésie, tombe littéralement sous le charme de la belle Fermina. Dès lors, rien ne peut arrêter son imagination pour tenter de séduire sa douce avec laquelle il entretient une relation épistolaire grâce à la complicité de la tante de cette dernière. Le père de Fermina, homme d’affaire parvenu, ne l’entend toutefois pas de cette oreille et met un point d’honneur à trouver à sa fille un parti à la hauteur de ses aspirations sociales.

Exit le pauvre Florentino, qui n’a plus qu’à aller noyer sa tristesse et pleurer ses amours déçues dans une dépression dont les symptômes évoquent à s’y méprendre le choléra, qui sévit alors dans la région. Un peu comme « une maladie d’amour » comme dirait l’autre, dont chaque rechute fait ressurgir les maux de la précédente crise. Fermina, de son côté, épouse en grandes pompes le Docteur Juvenal Urbino, médecin reconnu dans toute la ville pour avoir apporté d’Europe les dernières avancées de la science en matière de traitement des maladie infectieuses.

Penser cependant que l’amour de Florentino envers Fermina pouvait s’éteindre ainsi, est une grossière erreur. Les 443 pages de cette saga post coloniale en sont la preuve. On y voit notre protagoniste gravir les échelons de la société afin de se rendre respectable pour sa Dulcinée, dans l’espoir qu’un jour le destin les réunisse. On le voit aussi devenir un expert de la séduction et accumuler les conquêtes pour tenter le temps d’une étreinte d’oublier celle à qui il a donné son coeur.

J’ai beaucoup aimé le style de Gabriel Garcia Marquez. Dès nos premiers échanges avec Priscilla, nous étions d’accord pour dire que L’amour aux temps du choléra, n’était pas un roman qui se dévore mais un livre qui se savoure, petit à petit. Ses pages ont la langueur et la chaleur des Caraïbes et on le lirait volontiers sur un rocking chair avec un verre de rhum vieux en espérant découvrir au fil des pages un happy ending.

J’ai été admirative devant la dévotion de Florentino envers Fermina qui n’a d’égale que sa détermination. Malgré les années qui s’écoulent, son amour de jeunesse demeure intact. Lorsqu’enfin il parvient à la conquérir, il n’a plus la fougue de ses jeunes années mais garde pour elle une tendresse propre à celle des amours tardives. Toutefois, j’ai eu quelques difficultés à concevoir son rapport aux autres femmes qui ne sont là que pour lui permettre d’oublier momentanément sa solitude. Certaines relations, comme celle qu’il entretient avec sa filleule de 14 ans alors qu’il a déjà atteint un âge avancé, ont même été complètement malaisantes. Fermina de son côté apparait comme une femme indépendante, peu encline à se laisser dicter sa conduite par les hommes en général, son père, et son époux en particulier. Sa fougue la conduit à évincer Florentino, lorsqu’elle s’aperçoit qu’il n’est pas celui qu’elle avait imaginé, à ignorer son père des jours entiers ou à quitter momentanément son mari dont elle vient de découvrir l’adultère. Ce n’est qu’à la mort de ce dernier qu’elle met un peu d’eau dans son vin pour s’adoucir grâce aux lettres dactylographiées de Florentino. Souvent hautaine et froide, j’ai eu du mal à m’attacher à se personnage de femme perpétuellement insatisfaite, un tantinet capricieuse et toujours en quête d’exotisme.

J’ai apprécié aussi, au fil des longs chapitres de ce livre de voir les paysages se transformer. Au fil des décennies la ville évoluent sous l’impulsion du couple Urbino della Calle. Elle s’assainit et accueille de nombreuses mondanités et événement culturels qui sont l’occasion pour Florentino d’y revoir l’élue de son coeur. Toutefois, toutes les transformations ne sont pas positives. L’épidémie de choléra qui fait rage, la guerre civile et le progrès affectent aussi les décors du roman. Les deux voyages le long du fleuve, mettent les personnages face au temps qui passe, au progrès et à la nécessité de sauvegarder la faune et la flore pour préserver les activités humaines. Le premier voyage le long du fleuve effectué par Florentino est plein de contrastes. Malgré son coeur en miettes, il s’émerveille des crocodiles, des oiseaux et des bruits de la forêt qui accompagnent sa croisière. Les dernières pages sont certes une ode à l’amour de nos deux héros mais aussi au respect de la nature à travers les figures disparues de la forêt et du fleuve telles que les singes et les lamantins. Enfin, le spectacle qui s’offre à eux n’a plus rien à voir avec celui qui avait pu accompagner Florentino des années auparavant, la forêt n’est plus et les rives du fleuves sont muettes.

Pour finir, je te dirais volontiers que voilà un classique de la littérature Sud Américaine que j’aurais dû lire bien plus tôt et que l’oeuvre de ce cher Gabriel Garcia Marquez vient de sauter dans ma wishlist. Pour finir de te convaincre, je t’invite à aller faire un tour du côté du blog de Mag et Priscilla pour aller découvrir sa chronique.

Si tu l’as lu, n’hésite pas à me dire en commentaires ce que tu en as pensé.

À bientôt 😉

Le carnet de Lola Boumbadaboum de Baptiste Chaperon et Héloïse Solt

Vendredi dernier c’était la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. L’occasion pour nous de vous faire découvrir Le carnet de Lola Boumbadaboum, un joli petit roman de Baptiste Chaperion et Héloïse Solt paru le 13 mars 2020 chez Little Urban dans la collection Premiers Romans et dont tu pourras retrouver un extrait ici.

Quatrième de couverture

J’ai huit ans. Je m’appelle Lola. Ma copine, elle est un peu… spéciale. Elle est autiste, comme disent les grandes personnes. Autiste… c’est un mot d’adulte comme beaucoup d’autres. Et à cause de ce mot, maman m’a dit que ce serait bien que je raconte mon histoire. Mon histoire, la voilà.

Mon avis

Voilà une histoire comme je les aime, écrite avec sensibilité et simplicité. Dans ce roman de 144 pages, on découvre la naissance de l’amitié de Lola, la narratrice, et Lilou, la petite fille autiste avec qui elle partage ses fins d’après-midis au parc. Avec des mots d’enfants, Baptiste Chaperon décrit joliment la rencontre des deux petites filles autour du bac à sable. Lola, est d’abord intriguée par cette copine qui semble ailleurs, absorbée par le sable qu’elle fait couler entre ses doigts, enfermée « dans le monde de sa tête ». Dès leur première rencontre, on la voit touchée par cette petite fille différente, qui ne veut pas jouer comme les autres enfants. Elle est si touchée, qu’elle part à la recherche d’idées pour rentrer en communication avec elle. Avec douceur, sans brusquer Lilou, elle tente de faire tomber les barrières de son monde. Elle est pour cela soutenue par sa maman qui l’encourage à raconter son histoire dans un journal.

Et c’est d’ailleurs presque un vrai journal d’enfant que l’on a entre les mains, avec ses ratures, ses gribouillages et autres commentaires pleins d’innocence. Au fil des pages, on voit l’amitié entre les deux fillettes se tisser. Du côté de Lilou, on prend la mesure de son hypersensibilité aux bruits et aux sensations extérieures, de son besoin de ritualisation et de sécurité affective.

Les illustrations d’Héloïse Solt, en noir, blanc et orange comme les cheveux de Lilou, jouent sur les doubles sens des mots du texte ainsi que sur le second degré. On retrouvera d’ailleurs sur le site de l’éditeur un quizz autour des expressions contenues dans le roman. Elles apportent une véritable touche de vitamine à l’histoire et accompagnent plutôt bien l’énergie débordante et la bonne humeur de Lola. On les retrouve aussi sur les cartes de communication, téléchargeables en scannant le QR code situé à la fin du livre. Ces dernières ont été réalisées en collaboration avec Sarah Marquant, enseignante spécialisée au CHU d’Amiens.

Voilà donc un joli roman au parfum de mistrals gagnants, à mettre entre les mains des enfants assurément, et des adultes qui pourraient être à la recherche de mots simples pour aborder l’autisme.

Et vous, vous l’avez lu ? Il vous fait envie ?

À très bientôt 😉

Les femmes aussi sont du voyage par Lucie Azéma

Voilà un livre dont le titre m’a beaucoup intriguée quand je l’ai découvert lors de la Masse Critique Babelio de février destinée aux genres non fictif. J’ai toujours eu une affection particulière pour les récits de voyage et j’avais très envie de découvrir ce livre qui parle du voyage du point de vue des femmes. Je te propose sans plus tarder de découvrir le résumé de cet essai paru le 10 mars dernier chez Flammarion.

Quatrième de couverture

Pendant qu’Ulysse parcourt le monde et enchaîne les exploits, Pénélope demeure immobile, supporte l’attente, tisse et détisse son ouvrage, restant au passage fidèle à son époux. Quand l’homme part, la femme attend son retour. Les femmes étant historiquement des êtres captifs, le voyage est l’un des moyens les plus symboliques pour qu’elles s’affranchissent de leur condition : voyager est toujours pour la femme un acte fondateur ; c’est dire « je vais où je veux, je ne suis qu’à moi ». S’inspirant des histoires vraies de la littérature de voyage et de son expérience personnelle (dix ans d’arrivées et de départs), l’auteure évoque les territoires érotisés (comme le harem), dénonce la vision masculine de l’aventure et s’intéresse à la tension entre voyage et maternité. Lucie Azema le constate : il faut être libre « de » voyager et être libre « pour » voyager. Les femmes aussi sont du voyage s’adresse aux femmes qui sont déjà parties et à celles qui n’oseraient pas encore.

Mon avis

En ouvrant ce livre, je m’attendais à bien des choses : de l’aventure, de l’évasion, des histoires de femmes voyageuses. Pourquoi les femmes sont-elles les grandes absentes de la littérature de voyage ? Certaines, aventurières ont parcouru le monde, d’autres ont accompagné des expéditions. Et pourtant, il semblerait qu’elles soient invisibles, dans un genre littéraire largement dominé par des auteurs masculins. J’avoue humblement qu’avant d’ouvrir cet essai, je ne m’étais jamais trop questionnée sur ce point. Au fil des pages, Lucie Azéma, nous offre dans un premier temps une analyse de la place des femmes dans la littérature de voyage écrite par les hommes et nous propose une analyse de la figure de l’aventurier puis elle nous entraine à (re)découvrir à travers les étapes d’un processus de reconquête de la liberté, les figures d’autrices et de voyageuses.

L’autrice a vécu plusieurs années à l’étranger entre Iran, Inde et Liban. Elle aussi a connu les expériences et les déconvenues dont parlent celles qui ont pris la route seule avant elle. Elle nous livre ses ressentis, raconte son parcours tout en le liant à celui des grandes aventurières des XIXème et XXème siècles.

En effet, Alexandra David-Neel, Isabelle Eberhardt, Alexandra Tinné et bien d’autres accompagnent Lucie Azéma dans son argumentation. On chemine donc avec elles dans les espaces d’un monde qu’elles explorent, avec une autre sensibilité que celles de leurs homologues masculins. Le long de cette route, on constate à quel point il peut être difficile de sauter le pas, de se défaire des préjugés et de l’éducation. Une fois partie, le regard des autres voyageurs n’est pas toujours tendre sur ces dernières ce qui les conduits parfois à quelques mésaventures.

Il est aussi question de la place des réseaux sociaux en général et d’Instagram en particulier dans les nouvelles formes de récits de voyage. L’autrice y parle aussi de maternité, de choix et de renoncements, d’intimité. Si j’ai parfois trouvé quelques longueurs, j’ai trouvé le style de l’autrice plutôt plaisant. J’ai beaucoup apprécié de découvrir des récits d’exploratrices qui ne manqueront pas de venir enrichir ma pile à lire dans les mois qui viennent.

Je remercie encore Babelio pour cette jolie découverte.

Et vous ? Vous l’avez lu ? Il vous fait envie ?

À bientôt 😉

Portrait de voyageurs #5 : Voyage et volontariat avec Estelle du blog JustL en vadrouille

Après Mélanie qui voyageait seule, Magali qui avait choisi un temps l’expatriation, K. avec qui je partage ma passion des voyages et de la lecture, et Milène du blog Les voyages de Kiki et Sounette, je te propose dans cet article de découvrir un nouveau blog dans le cadre de ce cinquième numéro de portraits de voyageurs.

J’ai découvert le compte et le blog d’Estelle sur le groupe des voyageuses solo de Mélanie sur FB et je dois dire que son parcours a soulevé chez moi une grande admiration et des tas d’interrogations auxquelles elle a gentiment accepté de répondre.

Bonjour Estelle et bienvenue sur My wanderlust family. Pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore, pourrais-tu te présenter ?

Donc, je m’appelle Estelle, j’ai 40 ans et depuis janvier 2018, je suis voyageuse volontaire. Ce qui veut dire que je voyage en faisant des volontariats à travers le monde. J’ai commencé ce mode de vie avec mon compagnon de l’époque et en août 2019, nous nous sommes séparés et j’ai décidé de continuer ce mode de voyage seule. Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur la page de présentation de mon blog ou d’aller voir ma vidéo sur YouTube.

Pour toi, le voyage est fortement lié au volontariat et à l’humanitaire, qu’est-ce qui t’a conduite à faire ce choix ?

Alors, je voudrais faire une précision tout de suite. Beaucoup de gens associe le volontariat à humanitaire. Au risque de te décevoir, je ne fais pas dans l’humanitaire, je fais des volontariats dans des petites structures, familles, restaurants, hôtels, hostels, etc. Je dois avouer que je n’ai pas confiance dans les organismes humanitaires ou les ONG. Je ne sais pas si vous avez entendu parler du volontourisme, mais malheureusement ce genre de structure va souvent de pair avec ce mode de voyage. Je vous détaille la différence dans mon article sur le volontariat, mais j’ai aussi fait une vidéoconférence avec ABM Genève où je parle plus en détail de mes volontariats, vous pouvez trouver la vidéo sur ma chaîne YouTube.

Comment choisis-tu tes destinations ?

Je voyage majoritairement en bus et donc, je descends les continents et je vais aux endroits où je reçois une réponse positive. Je postule par le site Workaway et quand je ne trouve rien, j’y vais au culot et je propose mon aide à l’endroit où je suis. En fait, je dirais que la seule chose que je choisis, c’est le pays de destination, et encore, je suis ma descente du continent, lol. J’aime me laisser surprendre par la vie et ça me permet aussi souvent de découvrir des endroits qui ne sont pas du tout touristiques .

De toutes tes expériences de volontariat, quel est celle qui t’a le plus marquée ?

Je pense que celle qui m’a le plus marqué pour le moment, est mon expérience en Indonésie. Nous étions engagés comme professeurs d’anglais dans une petite école sur l’île de Jakarta, à Kebumen pour être précise. Cette ville n’est absolument pas touristique et il arrivait régulièrement que nous soyons arrêtés dans la rue pour être pris en photo. Un jour, nous étions invités dans une école et devions faire un speech sur l’importance d’apprendre l’anglais. À notre arrivée, nous avons été accueillis par des centaines d’étudiants en folie. J’ai pu ressentir ce que vive les stars quand elles montent sur scène, c’était de la folie. Vous pouvez voir la vidéo sur ma chaîne YouTube

Sur ton blog tu parles de plusieurs formes de volontariat en voyage, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui, il y a le volontariat et ce qu’on appelle le volontourisme, comme je disais un peu plus tôt. Ce que je définis comme volontariats, c’est aider des gens (famille, restaurant, hôtel, etc) en échange d’un logement, parfois de la nourriture et de temps en temps d’un petit salaire. Ce que j’appelle volontourisme, c’est payer un organisme, ONG ou autre, pour aller dans des pays « pauvres » ou touchés par des crises dans l’espoir de s’ « acheter une conscience ». Rien de péjoratif dans l’idée, mais par contre ; d’abord, je n’adhère pas au principe de payer pour travailler et ensuite, je n’aime pas le fait de créer un business autour de ça. De plus, de nombreuses arnaques existent autour de ce genre d’action. Internet est rempli de témoignage et de plainte contre des organismes qui ont retiré les enfants de leur famille pour remplir des orphelinats afin d’avoir du travail pour leurs « volontaires » et malheureusement, ce ne sont pas des cas isolé. Je vous invite à faire vos propres recherches sur le volontourisme, vous pourriez être assez choqué. De plus, ce genre d’organisme ne se préoccupe absolument pas du bien-être de la population locale, mais joue sur ce qu’on appelle le « syndrome du sauveur blanc ». Ce syndrome touche de nombreux touristes et voyageurs, moi en premier. Si vous avez voyagé dans des pays dits « pauvres », vous avez dû aussi le ressentir, c’est ce malaise de se sentir privilégié par rapport à des populations qui n’ont pas toutes les facilités que nous avons en Europe ou dans les pays « riches ». Personnellement, j’aimerais faire des actions pour les gens, pour la planète et pour tellement de choses qui me font mal au cœur ou me retourne l’estomac. Pour le moment, ma seule action est de respecter tous les êtres humains et de partager ma nourriture quand je croise quelqu’un qui a faim. Je refuse de donner de l’argent parce que je ne sais pas ce que les gens pourraient en faire (drogue, alcool, jeu, etc.).  

As-tu rencontré sur ta route des familles qui s’étaient lancées dans des projets de voyage avec volontariat ?

Pour être honnête, je n’ai jamais rencontré de familles qui faisaient des volontariats, mais des familles qui ont pris une année sabbatique pour voyager, il y en a des tas. Personnellement, j’aimerais avoir un jour des enfants, et si ça arrive, je n’ai pas l’intention de changer mon mode de vie, d’abord, parce que ça me permet d’acquérir de nouvelles compétences, mais surtout parce que ça me permet d’être en contact avec la population locale et que je trouve important de rencontrer d’autres manières de vivre et de penser. Je pense que c’est l’un des meilleurs apprentissages de la vie et ça permet de cultiver la tolérance.

La crise sanitaire a-t-elle modifié ta façon de voyager ?

Un peu, mais pas énormément, je suis restée bloqué 7 mois au Belize et je suis obligée de passer un test COVID à chaque fois que je passe une frontière. C’est d’ailleurs pour cette raison, entre autres, que je pense me poser quelque part pour un an maximum. En espérant que toute cette folie soit passée.

Comment en es-tu venue à l’idée de créer un blog ?

Quand nous avons quitté la Belgique, j’ai commencé un groupe Facebook pour que nos proches puissent suivre notre parcours. Ça m’amusait d’écrire. Après un mois de voyage, nous avons décidé de prolonger notre périple. À la base, nous voulions parcourir l’Amérique Latine en 6 mois et nous installer quelque part. Du coup, je me suis dit qu’on allait avoir besoin d’une rentrée d’argent et que ce serait un bon moyen tout en continuant à voyager. Comme tu le sais, ce n’est pas comme ça que ça marche et il faut du temps pour se faire connaître. De plus, dans le « premier jet » de mon blog, nous travaillions ensemble avec mon compagnon. Quand je l’ai quitté, j’ai tout recommencé depuis le début et j’ai commencé à suivre une ligne directrice autour du volontariat.

Quels conseils donnerais-tu à nos lecteurs qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure du volontariat ?

Les seuls conseils que je puisse donner, c’est de ne pas se dévaloriser, certains hôtes estiment que comme ils donnent du travail, ils peuvent se permettre de traiter les gens comme de la m…. ou faire des horaires de fous. En décembre de l’année passée, j’ai postulé pour un volontariat, ils me proposaient 8 heures par jour, 6 jours par semaine en échange d’une tente. Pour moi, ce n’est pas équitable, personnellement, je ne fais pas plus de 5 heures par jour, 5 jours par semaine, d’abord parce que j’ai d’autres activités, mon blog et la photo et ensuite parce que volontaire n’est pas synonyme d’esclave.

Où peut-on te retrouver sur les réseaux sociaux ?

On peut me trouver sur Instagram , j’ai un ancien compte Facebook qui court toujours avec le même nom mais je ne l’alimente plus depuis quelques mois. Je me détache fort des réseaux sociaux, je trouve ce concept de plus en plus nocif, mais ça, c’est mon avis personnel. 😉 Sinon, j’ai aussi une chaine YouTube où je poste des vidéos explicatives de temps en temps.

La dernière question est toujours une carte blanche. Alors c’est à toi, quelle question aurais-tu aimé que l’on te pose et quelle serait ta réponse ?
Pourquoi as-tu décidé de tout quitté sans te retourner ?

Je ne me suis jamais senti à ma place en Belgique et mon voyage à Madagascar en 2010 m’a confirmé que je n’étais pas faite pour ce monde qui pour moi n’a pas de cœur. Voyager dans des pays « pauvres » m’a permis de me rendre compte que les vraies valeurs ne s’achètent pas. Que la générosité et le respect ce n’est pas une question de statut ou de compte en banque. Pour moi, la société occidentale a perdu la notion du cœur. Vivre avec le minimum, sourire aux gens, aller à la rencontre d’autres façon de penser et de vivre, c’est ça mon vrai bonheur. Pour moi, en Belgique, les gens ont peur tout le temps et quand je vois ce qui se passe en ces temps de COVID, ça me confirme ma pensée. Ce que j’ai constaté, c’est que les gens ne vivent pas vraiment, si vous les écoutez parler, ils vous diront qu’ils profiteront de la vie quand ils seront à la retraite, quand les enfants auront quitté la maison, etc…. Ils attendent toujours quelque chose. Je ne dis pas qu’il faut tout quitter comme moi, mais bien qu’il faut vivre parce qu’on ne peut jamais savoir quand on va mourir. Je préfère vivre avec des remords qu’avec des regrets. Je pense que le décès de ma maman en 2005 et d’avoir survécu à un gros accident de voiture m’ont fait réaliser que la vie peut s’arrêter en 1 seconde quel que soit l’âge ou la condition. Mon adage ; « Suis ton coeur, pas tes peurs ».

Quel joli mot de la fin ! Merci encore à toi Estelle d’avoir partagé avec nous ton expérience.

À bientôt 😉

Portraits de voyageurs #4 : Milène du blog Les voyages de Kiki et Sounette

Après Mélanie qui voyageait seule, Magali qui avait choisi un temps l’expatriation, K. avec qui je partage ma passion des voyages et de la lecture, je te propose de découvrir un nouveau blog dans le cadre de ce quatrième numéro de Portraits de voyageurs.

Cet été, j’ai découvert le compte Instagram Les voyages de Kiki et Sounette. Comme nous, Milène tient un blog où elle raconte les aventures qu’elle mène avec sa petite famille en France, en Europe et bien plus loin encore. Si tu ne la connais pas encore, je te propose de découvrir son univers dans cette nouvelle interview.

Bonjour Milène et bienvenue sur My wanderlust family. Pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore, pourrais-tu nous présenter ta petite famille ?

Je m’appelle Milène j’ai 32 ans et je suis mariée à Lionel 46 ans. Dans la vie je suis Assistante de Direction et mon mari est facteur. Nous sommes les heureux parents de Timéo 8 ans (Kiki) et Thaïs 6 ans ( Sounette). Nous vivons en Savoie près d’Albertville. Nous sommes passionnés par les voyages et c’est pour cela que depuis quelques mois nous avons crée notre blog pour échanger avec vous sur ce thème. Sur notre compte vous trouverez toute sorte de voyages : des voyages en couple, des voyages en famille, des week-end ou des séjours plus long, des voyages en France, en Europe ou plus loin … Bref vous l’aurez compris chez nous tout est prétexte au voyage, à la découverte et à l’émerveillement ! Et quoi de plus beau que de partager ces moments merveilleux avec ceux qu’on aime !

Crédit photo Les voyages de Kiki et Sounette
Parle nous de vos voyages, quels sont les pays ou villes que vous avez découvert en famille ?

Depuis l’arrivée des enfants, nous avons eu l’occasion de visiter la partie Est de la Corse, Paris, Center Parcs Village Nature, le château de Chambord, Orléans, le Morbihan et une partie du Finistère Sud, le Portugal (Algarve), Barcelone, une partie de la Costa Brava. Sur la côte d’Azur, nous avons visité Fréjus, Saint Raphaël, Nice, Cannes, Bormes les mimosas. Nous avons aussi visité Marseille et Monaco. Puis côté Roussillon, nous avons séjourné à Carcasonne, Vias, Montpellier, Marseillan, Cap d’Agde, Grau du roi …

En juin 2020 nous avons fait une halte de quelques jours en Ardèche. Et nous avons aussi eu l’occasion de découvrir la Camargue !

Comment se choisissent les destinations chez vous ?

Dans un premier temps, cela dépend surtout du nombre de jours de vacances. Pour quelques jours nous privilégions des destinations proches de chez nous ou des capitales. Par dessus tout, notre but est de découvrir des endroits nouveaux, que nous ne connaissons pas. Et puis surtout nous nous fixons un budget à ne pas dépasser. Nous préférons partir plus souvent à petits budgets.

Si tu devais nous recommander une destination kidsfriendly parmi toutes celles que vous avez découvertes, laquelle choisirais-tu ?

J’ai posé la question à mes enfants. Timéo est complètement tombé sous le charme de la capitale, il a donc répondu Paris sans hésiter. Et je le rejoins. Paris est une très belle ville et il y a énormément de monuments à visiter. Paris permet d’apprendre beaucoup de choses aux enfants en terme d’histoire et de culture. Il y a de superbes activités à faire en famille comme la Cité des Sciences, la Tour Eiffel, une croisière sur la seine, les musées etc…

Et pour Thaïs sa réponse est le Village Nature ! J’étais la première à hésiter et à ne pas vouloir partir 1 semaine à Center Parc de peur de m’ennuyer. Puis nous avons quand même voulu tenter l’expérience et nous avons été séduits par le concept. C’est un véritable paradis pour les enfants et le cadre est vraiment très reposant. La qualité des logements et des infrastructures est remarquables. Le parc aquatique est grandiose et il y a vraiment de quoi séduire toute la famille.

Quelles sont les activités préférées de ta petite famille en voyage ?

Notre priorité c’est de visiter le plus possible les environs. Mais nous aimons aussi le farniente sur les plages. Notre but est surtout de découvrir de nouvelles choses tout en prenant le temps de décompresser, de se reposer et de profiter à fond des vacances.

Une fois la crise sanitaire passée, quelles sont les destinations qui vous feraient rêver ?

Notre rêve serait de découvrir un pays d’Asie, pourquoi pas la Thaïlande. Nous aimerions également pouvoir faire découvrir les États-Unis à nos enfants.

Comment es-tu passée de voyageuse en famille à blogueuse voyage ?

Pour l’instant je ne me considère pas vraiment comme blogueuse, bien que la visibilité de notre site Internet ne cesse de progresser. Cependant nous avons décidé de créer le blog pour échanger avec des personnes qui partagent la même passion que nous. Le but étant de pouvoir s’échanger des conseils, des bons plans pour optimiser son temps, choisir ces visites, trouver de bons restaurants etc…

Dans tes articles, j’admire le côté carré de ton organisation. Comment prépares-tu vos voyages ?

Nous avons pour habitude d’utiliser d’une part le guide vert (guide Michelin) et d’autres part nous n’hésitons pas à entrer en contact avec des internautes qui ont fait le voyage que nous convoitons.

Quels conseils donnerais-tu à nos lecteurs ?

En priorité de bien choisir son voyage en fonction de l’âge des enfants. Voyager doit rester un plaisir pour toute la famille. Et puis dans un second temps bien préparer son voyages et son itinéraire. Prévoir aussi son budget logement, restaurant et visite. Anticiper son voyage permet bien souvent de faire des économies. Et pour finir, ne pas hésiter à entrer en contact avec des gens qui ont déjà fait le même voyage que vous, tous les conseils sont bons à prendre et vous permettront d’organiser au mieux votre programme !

Où peut-on te retrouver sur les réseaux sociaux ?

Site internet : http://lesvoyagesdekikietsounette.com/

Facebook : https://www.facebook.com/Les-voyages-de-kiki-et-sounette-112101840490515/

Instagram : https://www.instagram.com/lesvoyagesdekikietsounette/?igshid=1xw3ki5n4yxam

Pinterest : https://www.pinterest.fr/kikisounette/

La dernière question est toujours une carte blanche. Alors c’est à toi, quelle question aurais-tu aimé que l’on te pose et quelle serait ta réponse ?
La covid est-elle un frein au voyage ?

Absolument pas ! La covid ne nous empêchera pas de continuer à voyager. Ceci dit il faut accepter de voyager différent !

En décembre nous avons fait le choix de partir à Barcelone malgré un contexte peu favorable et nous ne regrettons pas notre choix. Nous avons passé un super séjour et nous avons même pu visiter les monuments dans des conditions exceptionnelles car il y avait vraiment très peu de monde. En revanche, cela a été plus compliqué avec les restaurants mais il y a toujours des solutions alternatives.

La covid vous forcera à organiser votre voyage de façon méticuleuse car comme les visites sont limitées, il faut impérativement réserver vos billets à l’avance.

Continuez à voyager, c’est bon pour le moral:)

Ah Barcelone !!! Les photos de Milène m’ont faite voyager pendant que nous étions coincés à la maison pendant les fêtes car Covid positifs… Je vous conseille donc vivement d’aller faire un tour sur la page FB et le compte Insta de Les voyages de Kiki et Sounette pour en prendre plein les yeux. Pour ma part, je vous dis à très bientôt pour un portrait de voyageurs qui sera consacré à Estelle, pour qui voyage et volontariat sont très étroitement liés. Stay tuned l’article est presque prêt et devrait arriver très vite !

A bientôt 😉

C’est lundi que lisez-vous ? #41

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mêmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Hormis le CLQLV, j’ai connu en la semaine dernière une panne comme rarement, tant en termes d’écriture que de lecture. Le temps manque, l’envie aussi. J’espère qu’elle reviendra vite, car j’ai plein de chroniques en attente à écrire, deux interviews à mettre en forme pour les portraits de voyageurs et des jolis visuels à finir pour un article sur les activités gratuites à faire en voyage.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Pas de lecture terminée de mon côté, comme chez les Schtroumpfs.

Qu’êtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

Les aventures involontaires des Soeurs Mouais, Hissez haut ! de Kara Lareau et Jenn Hill

Nous avons continué notre lecture du premier tome de Les aventures extraordinaires des Soeurs Mouais. C’est une lecture pleine d’humour et très fraîche que l’on apprécie beaucoup.

Chez maman

Les vrais sages sont des rebelles de Chiara Pastorini

J’ai continué ma lecture de Les vrais sages sont des rebelles de Chiara Pastorini. Comme je te le disais la semaine dernière, c’est un gros livre, mais qui dépoussière la philo et en fait une discipline que l’on (re)découvre avec plaisir.

Je suis quasiment à la moitié de cet essai que j’ai pu découvrir grâce à la masse critique Babelio. Moi qui aime beaucoup lire la littérature de voyage, j’apprécie l’analyse que fait Lucie Azéma sur ce sujet et sur la place des femmes dans les oeuvres classiques ou plus contemporaine. C’est très instructif et j’ai hâte d’aller au bout de cette lecture.

Que vais-je lire ensuite ?

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar

Et plein de jolies choses empruntées à la bibliothèque…

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientôt 😉

C’est lundi que lisez-vous ? #40

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mêmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Encore peu d’articles cette semaine. Nous étions toujours en plein travaux mais nous avons tout même pu profiter de quelques jours au grand air, ce qui nous a fait un bien fou… Dans les nouveautés toutes fraîches du blog, tu trouveras :

Luna, de Serena Giuliano

Je t’en avais parlé il y a deux semaines, Babelio m’a permis de découvrir en avant-première le dernier roman de Serena Giuliano. A quelques jours de sa sortie, voilà ma chronique.

Enigmes au coeur de la science, Victor Escandell et Ana Gallo

La seconde est consacrée à Enigmes au coeur de la science de Victor Escandell, un livre-jeu pour apprendre en s’amusant à travers des défis scientifiques.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

Outlander, Le talisman de Diana Gabaldon

J’ai terminé Le talisman, tome 2 de la série Outlander. J’ai été ravie de retrouver Claire et Jamie dans leurs aventures parisiennes et leur tentative de faire échouer le soulèvement jacobite afin d’empêcher la bataille de Culloden. Ayant vu la deuxième saison avant le lire ce joli pavé, ce n’était pas une grande surprise. J’ai trouvé que l’adaptation était assez fidèle au roman.

J’ai aussi lu très rapidement Miss Islande, un joli roman, qui nous plonge dans l’Islande des années 60. Hekla, à qui on promet une brillante carrière en tant que reine de beauté ne rêve que d’une chose devenir écrivain. Difficile pour elle de se faire une place dans ce milieu exclusivement masculin. Heureusement, elle peut compter sur sa meilleure amie, Isey, jeune mère de famille qui écrit en cachette, et Jon John, son meilleur ami.

Voilà une jolie lecture féministe, qui sera un support sympathique pour le Challenge Booktrip en Europe.

Le carnet de Lola Boumbadaboum, de Baptiste Chaperon et Héloïse Solt

Dans les lectures jeunesse que j’ai pu faire cette semaine, j’ai aussi découvert Le carnet de Lola Boumbadaboum d’Héloïse Solt et Baptiste Chaperon. Ce petit roman paru chez Little Urban, est sorti l’année dernière. Il raconte une jolie histoire d’amitié entre Lola et Lilou, une petite fille autiste. Je vous en parlerai très bientôt.

Chez les schtroumpfs

Le temps des Mitaines, Coeur de renard, Loïc Clément et Anne Montel

Nous avons terminé les deux tomes de la BD Le temps des Mitaines. Dans le tome 2, Coeur de renard, les talents de Kitsu sont à l’honneur. La joyeuse troupe est en stage en entreprise pour les vacances. Nos 5 amis vont être confrontés au monde du travail et à ses difficultés. Le couple d’horticulteurs qui accueille Kitsu et Arthur est au bord de la faillite. Un bel élan de solidarité va alors se mettre en place pour sauver l’exploitation. Nous avons une fois de plus beaucoup aimé cette lecture. Dans un style totalement différente des précédentes, elle est toutefois pleine d’humour et d’espoir. Si vous l’avez sous la main, ne passez pas à côté des bonus dans lesquels les auteurs vous font rentrer dans les coulisses des Mitaines. Saurez-vous retrouver tous les clins d’oeil ?

Le temps des Mitaines, La nuit des croque souris, Loic Clément et Anne Montel

Jamais deux sans trois, nous avons terminé la série… Dans ce troisième tome, consacré à la souris Pélagie, on plonge dans l’ambiance de films de zombie. Suite à la chute d’un corps extraterrestre, la ville subit une attaque de zombie. Chaque habitant mordu se transforme en bébé enragé. On en apprend plus sur le personnage de la petite souris. Celle qui dans les tomes précédents apportait toujours une touche de fraîcheur par son optimiste est cette fois-ci beaucoup plus sombre. Elle se sent isolée de ses amis, voit d’un mauvais oeil l’arrivée d’un beau-père dans sa famille et doit faire face à des camarades de classe à l’attitude pour le moins douteuse à son encontre. On voit revenir Céleste, Prosper et Angus Goupil, les personnages que nous avions découvert dans le roman Le mystère de la chambre morne. La boucle commence à se boucler mais il reste encore deux tomes à paraître dans cette série. Nous avons hâte de les découvrir.

Je ne m’appelle pas Alfred, de Ben Manley et Aurélie Guillerey

Nous avons aussi eu la chance de découvrir en avant-première Je ne m’appelle pas Alfred de Ben Manley et Aurélie Guillerey qui paraîtra chez Little Urban le 9 avril. Je t’en dirai bientôt plus sur cet album fort sympathique qui nous invite à nous imaginer un monde à partir des objets du quotidien.

Le livre extraordinaire des insectes et araignées de Barbara Taylor et Val Walerczuk

Et comme une bonne surprise n’arrive jamais seule, nous avons aussi eu le plaisir de trouver dans notre boîte aux lettres ce magnifique album grand format de la série Le livre extraordinaire qui paraîtra lui aussi le 9 avril. Il est venu tout droit rejoindre son frère Le livre extraordinaire des créatures fantastiques que les garçons avaient reçu à Noël.

Qu’êtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

Les aventures involontaires des Soeurs Mouais, Hissez haut ! de Kara Lareau et Jenn Hill

Nous voilà partis en mer pour une drôle d’aventure. Deux soeurs, Aubépine et Clémentine Mouais, dont les parents ont mystérieusement disparu, sont un beau matin enlevée par une terrible pirate. Cette dernière écume les mers à la recherche du trésor de sa plus grande rivale, en pillant au passage les bateaux de quelques équipages masculins au cours desquels elle garde pour trophée leurs pantalons. Cette série, avec son petit côté qui n’est pas sans rappeler Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Lemony Snickett, est assez sympathique. Le tome 2 ne tardera je pense pas très longtemps à venir rejoindre notre bibliothèque.

Chez maman

Les vrais sages sont des rebelles de Chiara Pastorini

À mon grand regret, j’ai du rendre Harry Potter à l’école de la philosophie à la bibliothèque sans l’avoir terminé. Qu’à cela ne tienne !!! Je reste dans la pensée philosophique avec cette BD très drôle parue chez Nathan qui donne à la philo un côté rock and roll. J’adore l’humour et le ton des auteurs qui expliquent avec simplicité les concepts philosophiques. J’ai commencé mon voyage dans le temps et à travers l’évolution de la pensée philosophique avec les philosophes de l’Antiquité et je me délecte de cette lecture, qui va m’accompagner je pense un petit moment car j’ai bien l’intention de la découvrir par épisode et d’en faire profiter les Schtroumpfs aussi.

Il me reste une vingtaine de jours pour lire l’essai que j’ai reçu dans le cadre de la dernière masse critique Babelio. Ce dernier est donc dans mon cartable. Prêt à m’accompagner dans les transports dès cette semaine.

Que vais-je lire ensuite ?

Même si j’ai bien avancé ma pile à lire est encore plutôt haute.

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar

Et plein de jolies choses empruntées à la bibliothèque…

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientôt 😉

Enigmes au coeur de la science de Victor Escandell et Ana Gallo aux éditions Saltimbanque

Après avoir découvert juste avant Noël La fabuleuse histoire de la Terre d’Aina Bestard et Atlas le grand imagier de Pati Aguilera et Pascale Hedelin, nous avons a nouveau eu le plaisir de recevoir Enigmes au coeur de la science de Victor Escandell, une nouveauté des éditions Saltimbanque sortie le 5 février dernier. Après un premier tome qui mettait à l’honneur des énigmes policières, un second qui proposait de résoudre les mystères de l’histoire, l’illustrateur espagnol est de retour pour nous inviter à nous creuser les méninges à travers des problématiques scientifiques du quotidien soulevées par les textes d’Ana Gallo.

Résumé

Bienvenue dans le livre des énigmes de la science

Et si tu voyageais au coeur des sciences pour résoudre 25 fascinants mystères ?

Avec des biologistes, protège le monde d’une épidémie.
Grâce à la chimie, décrypte des messages secrets.
En étudiant la météo, trouve comment survivre dans la jungle.
En appliquant les lois de la physique, rattrape le dessert d’un chef.

En solo ou en équipe, deviens un vrai détective des sciences !

Observe, réfléchis avec méthode, fais appel à ton sens de l’observation, à ta logique et à ton intuition !

Et grâce aux nombreuses expériences proposées à la fin du livre, deviens un scientifique en herbe !

Notre avis

Voilà un drôle de zèbre parmi les parutions de cet hiver de Saltimbanque. Mi livre-jeu, mi documentaire, Enigmes au coeur de la science, nous propose de découvrir 25 situations plus ou moins quotidiennes qui mettent en jeu des phénomènes scientifiques dans des domaines aussi larges que la physique, la géographie, l’optique, la biologie, l’astronomie etc… Le principe sous jacent étant de faire enfiler à nos petits leur costume de chercheur en herbe pour mettre en oeuvre la démarche d’investigation scientifique à travers les principes définis dans les pages 4 et 5. Pour cela, ils sont accompagnés par les indications de Stephen Hawking, Marie Curie, Albert Einstein et Rosalind Franklin.

Chère Maman ou Papa qui nous lit, je te vois déjà frémir à l’idée de mettre dans les mains de tes chères têtes blondes un livre qui va les inciter à jouer les petits chimistes et à faire sauter la maison. Pas de panique ! Tout est sous contrôle ! Les dernières pages proposent des expériences à tester pour résoudre les énigmes. De plus, elles sont classées par degré de difficulté (facile, moyen, difficile). Si certaines d’entre elles ne demandent que d’observer attentivement les images et de lire le texte en faisant attention à toutes les informations, d’autres font appel à un plus haut degré d’abstraction. Petits et plus grands y trouveront facilement leur compte, d’autant que la page 6 propose de tester les énigmes sous la forme de défis par équipe afin de créer un collectif de recherche. Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Voilà donc les enfants parés à percer les mystères du changement d’heure, du principe d’Archimède ou de l’inertie, ou à jouer les agents secrets en écrivant des messages à l’encre invisible.

Nous avons eu l’occasion de profiter des vacances pour tester en famille quelques unes des énigmes. Nous avons beaucoup aimé le trait humoristique de Victor Escandell. Les textes d’Ana Gallo mettent en mots de façon tout à fait adaptée pour des enfants de 6 ans et plus les problèmes scientifiques. Le ton un peu décalé fait de la sciences un objet ludique et de curiosité quotidienne. Cette dernière n’est plus cantonnée à un laboratoire avec des gens sérieux et en blouse blanche. Elle s’expérimente partout, en forêt, dans la savane, en montagne, à travers l’observation du ciel et des étoiles. Cela m’a fait penser à Dis Jérôme, Les secrets de la physique, un livre que j’avais dans ma bibliothèque quand j’étais petite et que j’adorais. Le journaliste Jérôme Bonaldi y abordait la science et à travers les exemples de sa grand-mère franchement rock ‘n roll à qui il arrivait toujours des aventures un peu folles.

Pas d’usine à gaz ou d’organisation trop compliquée. Les expériences proposées sont facilement réalisables avec du matériel présent dans la maison (bouteilles, stylos, papier, crayon, ballon de baudruche, ustensiles de cuisine et ingrédients de base…) et pourraient aussi tout bonnement être mises en place en classe. Les explications pas à pas, permettent de tester les hypothèses émises par les Schtroumpfs et de valider ou d’invalider leurs théories. Alors cher parent prépare toi à en entendre des vertes et des pas mûres… J’ai eu droit à quelques justifications capillotractées pour la numéro 2, Promenade automnale. On n’était pas loin de convoquer le Doc et Marty McFly et de monter à bord de la Delorean avant de penser au changement d’heure.

Voilà donc un livre qui permettra aux petits comme aux plus grands d’apprendre en s’amusant, tout en mettant la main à la pâte…

Et vous ? Vous aimez les livres-jeux ? Quels sont vos préférés ? Dites nous tout en commentaire…

À bientôt 😉

Luna de Serena Giuliano

Après avoir dévoré cet été, Ciao Bella et Mamma Maria, les deux premiers romans de Serena Giuliano, j’attendais avec impatience la sortie de son prochain bébé le 18 mars prochain. L’attente a toutefois été écourtée. Grâce à une opération exceptionnelle de Masse critique sur Babelio, j’ai eu le privilège de découvrir en avant première Luna. Pour cela, je tiens à remercier chaleureusement Babelio, les éditions Robert Laffont, ainsi que l’autrice, qui a eu la gentillesse de dédicacer les épreuves du roman. Prêts à embarquer pour Naples ?

Résumé

« Parfois, on pense trouver le soleil en août, mais c’est la lune qu’on trouve en mars. »

Luna arrive à Naples contre son gré : son père est gravement malade. Rien, ici, ne lui a manqué. Ses repères, ses amies, son amour sont désormais à Milan. Alors pourquoi revenir ? Pourquoi être au chevet de son papà, au passé trouble, et avec lequel elle a coupé les ponts ?

Mais Napoli est là, sous ses yeux : ses ruelles animées et sales, ses habitants souriants et intrusifs, sa pizza fritta, délicieuse et tellement grasse, son Vésuve, beau et menaçant…

Est-il seulement possible de trouver la paix dans une ville si contrastée ? Et si ce retour aux sources sonnait finalement l’heure de l’apaisement ?

Mon avis

Retrouver un roman de Serena Giuliano c’est un peu comme prendre un café avec une copine avec laquelle nous échangerions nos souvenirs de vacances dans le Sud de l’Italie. Dès les premières pages de Luna le ton est donné. Bienvenue à Naples, Napoli la bruyante, la désordonnée, celle qui dès votre arrivée tient à ce que vous n’ayez pas froid aux pieds, ni le nez qui coule en vous vendant à la sauvette des chaussettes et des mouchoirs en papier même par quarante degrés à l’ombre. Celle qui avec toute son exubérance vous accueille à bras ouverts tout en vous bombardant de questions plus vite qu’un tir de mitraillette. Après la côte Amalfitaine, c’est la capitale de la Campanie qui est mise à l’honneur dans ce nouveau roman.

Luna est avant tout un odi et amo, une plongée dans les sentiments contradictoires qui lient le personnage principal à la ville qui l’a vue naître et dans laquelle elle a grandi, mais aussi à son père. Un père qui a dû faire des choix douloureux pour faire face à la pauvreté et à la précarité qui touche massivement la ville. Malgré ses merveilles et les ressources dont elle dispose, malgré les années qui passent Naples reste la même, rongée par la corruption, la mafia et les petits trafics. Si la question méridionale était au coeur de Ciao Bella et l’immigration était le thème central de Mamma Maria. C’est la Camorra et le système de santé qui sont cette fois-ci en toile de fond.

La visite des amies de Luna venues de Milan pour un week-end est le prétexte à une découverte des merveilles de la ville qu’elles soient culturelles, naturelles ou gastronomique. En effet, dans les pas de Luna, on visite cloîtres, églises et autres galeries qui font la renommée de la ville pour les touristes. On se balade aussi sur la côte Amalfitaine. On admire sous toutes les coutures le Vésuve qui trône en majesté sur la baie de Naples et qui malgré sa beauté, représente une véritable menace pour la ville dont témoignent Pompéi et Hercolanum. Côté gastronomie, clairement, si tu es actuellement au régime, ce livre risque de mettre à rude épreuve ta volonté. Parmiggiana, babbà, sfogliatelle, pasta alle vongole, Serena Giuliano met un point d’honneur à rendre hommage à la cuisine traditionnelle napolitaine. La cuisine familiale faite avec amour pour les gens qu’on aime. Je crois qu’en lisant le bouquin, j’ai dû prendre à peu près cinq kilos…

Luna est un personnage drôle, dans l’humour et la répartie qu’elle peut avoir dans les conversations sur What’s app qu’elle a avec ses copines milanaises. Elle est aussi touchante dans sa façon de se replonger dans ses souvenirs. Retrouver sa chambre de petite fille, ses journaux intimes, sa cousine qu’elle a longtemps considéré comme une soeur ou une meilleure amie lui rappellent que tout dans cette ville et dans sa vie d’avant n’est pas à jeter aux orties.

Dans la galerie des personnages que nous propose l’autrice, j’ai aussi beaucoup aimé la sagesse de Filomena, l’humaine (parce qu’il y a aussi Filomena le chat, qui nous offre de grands moment de rire). J’ai beaucoup ri avec les prises de becs de Pasquale, le voisin de chambre du père de Luna, et sa femme la signora Anna. Cette dernière est aussi agaçante de principe qu’elle est adorable de dévotion envers les gens qui l’entourent. Face à l’adversité, elle trouve refuge dans la prière, dans les proverbes, dont elle abreuve Luna à chacune de ses visites et dans la nourriture, qu’elle essaie à tout prix de faire avaler à son mari pour qu’il reprenne des forces. Et puis il y a Gina, la cousine de Luna, qui a partagé ses joies et ses peines pendant toute son enfance et le début de son adolescence. Si elle n’a pas eu une vie facile, elle montre une belle force de résilience. Elle a perdu sa mère jeune, n’a pas fait d’études, elle enchaîne plusieurs boulots pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle cache son manque d’estime d’elle-même derrière un look coloré, voyant et excessif loin de l’image que l’on se fait de l’élégance à l’italienne et derrière un dévouement à toute épreuve à la famiglia. Et puis soyez attentifs, si vous avez lu les précédents romans de l’autrice, peut-être retrouverez vous quelques clins d’oeil glissés çà et là.

Comme dans les précédents romans, la musique est omniprésente. Le nom de la protagoniste est un clin d’oeil à une chanson des années 80. Pino Daniele et Gigi d’Alessio, les grands noms de la chanson napolitaine ne sont jamais loin. Mais la plus jolie des musiques qui apparait au fil des pages est sûrement celle du dialecte napolitain. Par des proverbes, des expressions populaires, il ponctue délicieusement le récit pour lui donner une touche d’expressivité et d’authenticité supplémentaire. Naples sans son dialecte ne serait pas vraiment Naples, n’en déplaise aux gens du Nord de la péninsule.

Voilà un roman qui se déguste de la même façon qu’une pizza fritta, rapidement et avec gourmandise… J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a replongée dans des souvenirs de vacances. Les traits de caractères des personnages m’ont rappelé des rencontres que j’ai pu faire au cours de mes voyages dans le Sud de l’Italie. D’aucuns pourront croire qu’elle force gentiment le trait, mais si vous connaissez la région et ses habitants, vous retrouverez sûrement dans les anecdotes qui jalonnent ces pages un peu de votre vécu Je n’ai maintenant plus qu’une envie, que la situation sanitaire s’adoucisse et qu’il soit de nouveau possible de prendre la tangente pour retourner me perdre dans les ruelles de Spaccanapoli et déguster de la street food et des pâtisseries pleines de crème…

J’espère vous avoir donné envie de le lire, si c’est le cas, rendez-vous en librairie le 18 mars.

À bientôt 😉

C’est lundi que lisez-vous ? #39

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mêmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Cette semaine entre deux couches de l’assuré, d’enduit et autres travaux, j’ai eu le temps de produire deux chroniques, un article et d’avancer sur quelques lectures en attente…

La légende de Maurice, Le poney volant de Philip Reeve et Sarah McIntyre

La première est la chronique sur La légende de Maurice, un joli roman jeunesse que les garçons ont adoré de Philip Reeve et Sarah McIntyre.

La deuxième n’est pas à proprement parler une chronique mais une sélection de livres autour du voyage réalisée pour un événement sur le blog Lenou in Italia.

Le bazar du zèbre à pois, Raphaëlle Giordano

La troisième est la chronique de la lecture commune que j’ai faite avec K. sur Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

Le bazar du zèbre à pois, Raphaëlle Giordano

J’ai découvert Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano. J’ai beaucoup aimé cette lecture fraîche et légère.

Dans le cadre du Reading Classic Challenge, j’avais programmé la lecture de La belle et la Bête de Madame Leprince de Beaumont. J’ai donc découvert avec les Schtroumpfs ce conte classique du XVIIIeme dont je vous parlerai bientôt.

J’ai aussi lu un très bel album d’une autrice que j’avais découvert avec Un petit tour avec Mary Poppins, Hélène Druvert. Dans New York Mélody, elle nous embarque dans la Grosse Pomme à la poursuite d’une note de musique. Avec ses illustrations toutes en nuances de gris et en découpes au laser qui nous donne une impression de tourner des pages en dentelle de papier, elle nous offre une visite poétique et musicale de la ville.

J’ai aussi découvert la jolie collection consacrée à la mythologie vue à travers les yeux des monstres de chez Scrineo avec Moi, le Minotaure de Sylvie Baussier. Je l’ai trouvée plutôt bien conçue avec une partie romancée et une partie documentaire qui permet de découvrir le mythe d’une façon plus scientifique.

Chez les schtroumpfs

Le temps des mitaines, La peau de l’ours, Loic Clément et Anne Montel

Nous avons terminé La peau de l’ours, le premier tome de la BD Le temps des mitaines. Nous avons tous les trois beaucoup aimé l’ambiance de polar noir qui règne dans ces nouvelles aventures au cœur de la vallée des mitaines.

Qu’êtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

Après le tome 1 du Temps des Mitaines, plutôt sombre place à un tome 2 tout en lumières. On y retrouve nos héros qui occupent leurs vacances à un stage en entreprise. Très vite, ils sont confrontés à la loi du plus fort.

Chez maman

Devant rendre Le talisman, tome 2 d’Outlander d’ici une semaine à la bibliothèque, j’ai laissé en stand by les lectures en cours pour me replonger dans les 950 pages des aventures de Claire et Jamie Fraser à Paris.

Harry Potter à l’école de la philosophie, de Marianne Chaillan

Je n’ai pas beaucoup avancé cette lecture, mais je la reprendrai dès que j’aurai fini le tome 2 d’Outlander.

Que vais-je lire ensuite ?

Même si j’ai bien avancé ma pile à lire est encore plutôt haute.

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar
  • Les vrais sages sont des rebelles, Chiara Pastorini et Perceval Barrier, une chouette BD sur l’histoire de la philosophie que les éditions Nathan ont eu la gentillesse de me faire parvenir.
  • Les femmes aussi sont du voyage de Lucie Azéma, à paraître le 10 mars et reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio,

Et le petit dernier arrivé cette semaine, Le carnet de Lola Boumbadaboum, un petit roman jeunesse sur l’autisme.

Côté Schtroumpfs, je pense que l’on continuera dans la lancée et que nous enchaînerons avec le troisième tome du Temps des Mitaines.

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientôt 😉