Bienvenue dans my wanderlust family !

Cher lecteur,

Bonjour et bienvenue à toi !

À l’approche de cette nouvelle année et à l’aube de cette nouvelle décennie, j’ai eu envie de me consacrer à quelque chose qui me tient à coeur depuis très longtemps, l’écriture. Et quoi de mieux pour cela que de l’allier à trois de mes autres passions : ma petite famille, la lecture et surtout le voyage. Es-tu prêt ? Viens, je t’invite à partager l’univers de notre petite wanderlust family.

Wanderlust ? Kesako ?

Peut-être le blog t’est-il apparu directement en tapant wanderlust dans ton moteur de recherche… Dans ce cas, tu sais déjà ce que ce mot bizarre signifie…

Sinon, je te vois déjà rouler tes yeux comme les poissons sur les étals du Vieux-Port… Alors voilà pour te mettre dans l’ambiance, je te propose un premier petit voyage, dans le temps (sans passer par la planète Marseille pour l’instant, je laisse ça à IAM et à son Mia) mais dans la littérature pour découvrir ce qu’est le wanderlust…

Un peu de culture, parce que la culture, c’est comme la confiture, c’est trop bon…

Peut-être que comme Monsieur Jourdain, le bourgeois gentilhomme, qui fait de la prose sans le savoir, tu as toi aussi une wanderlust family qui s’ignore. Alors non, wanderlust ce n’est pas le nom du dernier DJ ou de la dernière boite à la mode, ni celui d’un super produit pour récurer ta salle de bain, ou d’un gentil poké-truc… Non, non, non, je te l’ai dit, pour savoir ce qu’est le wanderlust, il faut repartir quelques années en arrière en Allemagne…

Car oui, le wanderlust nous vient d’Allemagne. Cette philosophie est née au XIXème siècle, portée par la plume d’écrivains voyageurs, comme Goethe, Schubert etc…

Je vois déjà le bouton panique s’afficher chez toi ! Détends-toi ça va bien se passer… Je te l’accorde, comme entrée en matière c’est pas glamour glamour et moi non plus je me verrais pas passer mon réveillon du nouvel an avec Goethe et ses potes… J’ai viens aux faits vite…

Donc voilà, toute cette petite bande de grands romantiques avait pour principale occupation de rechercher l’inspiration à travers le voyage et leur grand kif, c’était de parcourir l’Europe et se remplir de merveilleux paysages.

Le wanderlust, c’est donc cette envie permanente de voyager, randonner, balader. Bref, de voir du pays…

Selon certains chercheurs, il existerait une trace du wanderlust dans notre patrimoine génétique, sur le gène DRD4 (on dirait presque le nom d’un droïde dans Star Wars, tu trouves pas ?). En gros, certaines personnes auraient ça dans le sang (et dans tout le reste de leurs cellules aussi)… Chez nous je sais pas si c’est génétique mais en tous cas, c’est sûrement héréditaire. Dans notre famille, petits comme grands sont toujours prêts à boucler leurs sacs à dos pour partir à l’aventure que ce soit au bout de la rue ou au bout du monde…

On me dit dans l’oreillette qu’emportée par mon envolée lyrique j’ai oublié de nous présenter, ça c’est tout moi… Je manque vraiment à tous mes devoirs !

Qui sommes-nous ?

My wanderlust family est une famille italo-marseillaise. Dans notre famille, il y a :

  • Wanderlustdad, proche de la quarantaine, il est passionné d’histoire médiévale, d’héroic fantasy, de nature et de beaux paysages, de playmobils et de cuisine. Italien, il nous amène plusieurs fois par an parcourir les routes de sa jolie bottes pour découvrir les joyaux de son patrimoine.
  • Wanderlustgrandschtroumph, 8 ans, c’est un drôle de petit bonhomme, curieux et passionné par la nature et les grands espaces. Plus tard, il se rêve fauconnier ou réalisateur de documentaires animaliers. En attendant, il adore aussi dresser des poké-truc sur sa console.
  • Wanderlustminischtroumph, 6 ans, suit le même chemin que son grandschtroumph de frère. Sensible, il fait du spleen du retour à la maison un incontournable du retour à la maison.
  • Et enfin, moi même, Wanderlustmum, la trentaine (mais parfois 5 dans ma tête) , passionnée de voyage, de littérature, d’arts en tous genre, de Disney… J’adore toucher à tout et découvrir de nouvelles choses. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrits mes voyages sur des petits carnets, gardé les tickets de métro, des musées… J’ai toujours 3 ou 4 voyages dans la tête, en attendant de pouvoir les organiser. Ce que j’adore dans le voyage, c’est l’avent (comme à Noël), se mettre dans l’ambiance, découvrir la culture, la musique, chercher le lieux et l’expérience qui fera briller les yeux de ma famille, l’excitation qui grandit au fur et à mesure que le jour J du départ approche et une fois sur place, ce sont les rencontres faites au détour du chemin, ces personnages que tu ramènes dans ton coeur une fois rentré à la maison et les paillettes dans les yeux de mes hommes. Mon rêve : acheter un combi Volkswagen pour balader en toute liberté.

Que trouveras-tu sur ce blog ?

Loin de moi l’idée de te donner des conseils ou te dire comment organiser ton voyage, pour cela, il y a beaucoup de gens plus compétents que moi.

Non obstant (ça fait toujours classe pour éviter de dire « mais » en début de phrase), si notre présentation t’a plue et que tu as envie de nous suivre dans nos aventures, voilà un petit aperçu de ce que tu trouveras sur ce blog :

  • Des comptes rendus de nos visites ou voyages coup de coeur ❤
  • Des suggestions de lecture pour toute la famille en préparation d’un voyage spécifique ou de manière plus générale mais aussi de films ou de playlists pour se mettre dans l’ambiance. (N’hésite pas à commenter et à partager tes films ou morceaux chouchous)
  • Des billets d’humeurs et des réflexions autour du voyage

Prêt à embarquer avec nous ? alors 5-4-3-2-1 décollage…

A bientôt 😉

Luna de Serena Giuliano

Après avoir dévoré cet été, Ciao Bella et Mamma Maria, les deux premiers romans de Serena Giuliano, j’attendais avec impatience la sortie de son prochain bébé le 18 mars prochain. L’attente a toutefois été écourtée. Grâce à une opération exceptionnelle de Masse critique sur Babelio, j’ai eu le privilège de découvrir en avant première Luna. Pour cela, je tiens à remercier chaleureusement Babelio, les éditions Robert Laffont, ainsi que l’autrice, qui a eu la gentillesse de dédicacer les épreuves du roman. Prêts à embarquer pour Naples ?

Résumé

« Parfois, on pense trouver le soleil en août, mais c’est la lune qu’on trouve en mars. »

Luna arrive à Naples contre son gré : son père est gravement malade. Rien, ici, ne lui a manqué. Ses repères, ses amies, son amour sont désormais à Milan. Alors pourquoi revenir ? Pourquoi être au chevet de son papà, au passé trouble, et avec lequel elle a coupé les ponts ?

Mais Napoli est là, sous ses yeux : ses ruelles animées et sales, ses habitants souriants et intrusifs, sa pizza fritta, délicieuse et tellement grasse, son Vésuve, beau et menaçant…

Est-il seulement possible de trouver la paix dans une ville si contrastée ? Et si ce retour aux sources sonnait finalement l’heure de l’apaisement ?

Mon avis

Retrouver un roman de Serena Giuliano c’est un peu comme prendre un café avec une copine avec laquelle nous échangerions nos souvenirs de vacances dans le Sud de l’Italie. Dès les premières pages de Luna le ton est donné. Bienvenue à Naples, Napoli la bruyante, la désordonnée, celle qui dès votre arrivée tient à ce que vous n’ayez pas froid aux pieds, ni le nez qui coule en vous vendant à la sauvette des chaussettes et des mouchoirs en papier même par quarante degrés à l’ombre. Celle qui avec toute son exubérance vous accueille à bras ouverts tout en vous bombardant de questions plus vite qu’un tir de mitraillette. Après la côte Amalfitaine, c’est la capitale de la Campanie qui est mise à l’honneur dans ce nouveau roman.

Luna est avant tout un odi et amo, une plongée dans les sentiments contradictoires qui lient le personnage principal à la ville qui l’a vue naître et dans laquelle elle a grandi, mais aussi à son père. Un père qui a dû faire des choix douloureux pour faire face à la pauvreté et à la précarité qui touche massivement la ville. Malgré ses merveilles et les ressources dont elle dispose, malgré les années qui passent Naples reste la même, rongée par la corruption, la mafia et les petits trafics. Si la question méridionale était au coeur de Ciao Bella et l’immigration était le thème central de Mamma Maria. C’est la Camorra et le système de santé qui sont cette fois-ci en toile de fond.

La visite des amies de Luna venues de Milan pour un week-end est le prétexte à une découverte des merveilles de la ville qu’elles soient culturelles, naturelles ou gastronomique. En effet, dans les pas de Luna, on visite cloîtres, églises et autres galeries qui font la renommée de la ville pour les touristes. On se balade aussi sur la côte Amalfitaine. On admire sous toutes les coutures le Vésuve qui trône en majesté sur la baie de Naples et qui malgré sa beauté, représente une véritable menace pour la ville dont témoignent Pompéi et Hercolanum. Côté gastronomie, clairement, si tu es actuellement au régime, ce livre risque de mettre à rude épreuve ta volonté. Parmiggiana, babbà, sfogliatelle, pasta alle vongole, Serena Giuliano met un point d’honneur à rendre hommage à la cuisine traditionnelle napolitaine. La cuisine familiale faite avec amour pour les gens qu’on aime. Je crois qu’en lisant le bouquin, j’ai dû prendre à peu près cinq kilos…

Luna est un personnage drôle, dans l’humour et la répartie qu’elle peut avoir dans les conversations sur What’s app qu’elle a avec ses copines milanaises. Elle est aussi touchante dans sa façon de se replonger dans ses souvenirs. Retrouver sa chambre de petite fille, ses journaux intimes, sa cousine qu’elle a longtemps considéré comme une soeur ou une meilleure amie lui rappellent que tout dans cette ville et dans sa vie d’avant n’est pas à jeter aux orties.

Dans la galerie des personnages que nous propose l’autrice, j’ai aussi beaucoup aimé la sagesse de Filomena, l’humaine (parce qu’il y a aussi Filomena le chat, qui nous offre de grands moment de rire). J’ai beaucoup ri avec les prises de becs de Pasquale, le voisin de chambre du père de Luna, et sa femme la signora Anna. Cette dernière est aussi agaçante de principe qu’elle est adorable de dévotion envers les gens qui l’entourent. Face à l’adversité, elle trouve refuge dans la prière, dans les proverbes, dont elle abreuve Luna à chacune de ses visites et dans la nourriture, qu’elle essaie à tout prix de faire avaler à son mari pour qu’il reprenne des forces. Et puis il y a Gina, la cousine de Luna, qui a partagé ses joies et ses peines pendant toute son enfance et le début de son adolescence. Si elle n’a pas eu une vie facile, elle montre une belle force de résilience. Elle a perdu sa mère jeune, n’a pas fait d’études, elle enchaîne plusieurs boulots pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle cache son manque d’estime d’elle-même derrière un look coloré, voyant et excessif loin de l’image que l’on se fait de l’élégance à l’italienne et derrière un dévouement à toute épreuve à la famiglia. Et puis soyez attentifs, si vous avez lu les précédents romans de l’autrice, peut-être retrouverez vous quelques clins d’oeil glissés çà et là.

Comme dans les précédents romans, la musique est omniprésente. Le nom de la protagoniste est un clin d’oeil à une chanson des années 80. Pino Daniele et Gigi d’Alessio, les grands noms de la chanson napolitaine ne sont jamais loin. Mais la plus jolie des musiques qui apparait au fil des pages est sûrement celle du dialecte napolitain. Par des proverbes, des expressions populaires, il ponctue délicieusement le récit pour lui donner une touche d’expressivité et d’authenticité supplémentaire. Naples sans son dialecte ne serait pas vraiment Naples, n’en déplaise aux gens du Nord de la péninsule.

Voilà un roman qui se déguste de la même façon qu’une pizza fritta, rapidement et avec gourmandise… J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a replongée dans des souvenirs de vacances. Les traits de caractères des personnages m’ont rappelé des rencontres que j’ai pu faire au cours de mes voyages dans le Sud de l’Italie. D’aucuns pourront croire qu’elle force gentiment le trait, mais si vous connaissez la région et ses habitants, vous retrouverez sûrement dans les anecdotes qui jalonnent ces pages un peu de votre vécu Je n’ai maintenant plus qu’une envie, que la situation sanitaire s’adoucisse et qu’il soit de nouveau possible de prendre la tangente pour retourner me perdre dans les ruelles de Spaccanapoli et déguster de la street food et des pâtisseries pleines de crème…

J’espère vous avoir donné envie de le lire, si c’est le cas, rendez-vous en librairie le 18 mars.

À bientôt 😉

C’est lundi que lisez-vous ? #39

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mêmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Cette semaine entre deux couches de l’assuré, d’enduit et autres travaux, j’ai eu le temps de produire deux chroniques, un article et d’avancer sur quelques lectures en attente…

La légende de Maurice, Le poney volant de Philip Reeve et Sarah McIntyre

La première est la chronique sur La légende de Maurice, un joli roman jeunesse que les garçons ont adoré de Philip Reeve et Sarah McIntyre.

La deuxième n’est pas à proprement parler une chronique mais une sélection de livres autour du voyage réalisée pour un événement sur le blog Lenou in Italia.

Le bazar du zèbre à pois, Raphaëlle Giordano

La troisième est la chronique de la lecture commune que j’ai faite avec K. sur Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

Le bazar du zèbre à pois, Raphaëlle Giordano

J’ai découvert Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano. J’ai beaucoup aimé cette lecture fraîche et légère.

Dans le cadre du Reading Classic Challenge, j’avais programmé la lecture de La belle et la Bête de Madame Leprince de Beaumont. J’ai donc découvert avec les Schtroumpfs ce conte classique du XVIIIeme dont je vous parlerai bientôt.

J’ai aussi lu un très bel album d’une autrice que j’avais découvert avec Un petit tour avec Mary Poppins, Hélène Druvert. Dans New York Mélody, elle nous embarque dans la Grosse Pomme à la poursuite d’une note de musique. Avec ses illustrations toutes en nuances de gris et en découpes au laser qui nous donne une impression de tourner des pages en dentelle de papier, elle nous offre une visite poétique et musicale de la ville.

J’ai aussi découvert la jolie collection consacrée à la mythologie vue à travers les yeux des monstres de chez Scrineo avec Moi, le Minotaure de Sylvie Baussier. Je l’ai trouvée plutôt bien conçue avec une partie romancée et une partie documentaire qui permet de découvrir le mythe d’une façon plus scientifique.

Chez les schtroumpfs

Le temps des mitaines, La peau de l’ours, Loic Clément et Anne Montel

Nous avons terminé La peau de l’ours, le premier tome de la BD Le temps des mitaines. Nous avons tous les trois beaucoup aimé l’ambiance de polar noir qui règne dans ces nouvelles aventures au cœur de la vallée des mitaines.

Qu’êtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

Après le tome 1 du Temps des Mitaines, plutôt sombre place à un tome 2 tout en lumières. On y retrouve nos héros qui occupent leurs vacances à un stage en entreprise. Très vite, ils sont confrontés à la loi du plus fort.

Chez maman

Devant rendre Le talisman, tome 2 d’Outlander d’ici une semaine à la bibliothèque, j’ai laissé en stand by les lectures en cours pour me replonger dans les 950 pages des aventures de Claire et Jamie Fraser à Paris.

Harry Potter à l’école de la philosophie, de Marianne Chaillan

Je n’ai pas beaucoup avancé cette lecture, mais je la reprendrai dès que j’aurai fini le tome 2 d’Outlander.

Que vais-je lire ensuite ?

Même si j’ai bien avancé ma pile à lire est encore plutôt haute.

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar
  • Les vrais sages sont des rebelles, Chiara Pastorini et Perceval Barrier, une chouette BD sur l’histoire de la philosophie que les éditions Nathan ont eu la gentillesse de me faire parvenir.
  • Les femmes aussi sont du voyage de Lucie Azéma, à paraître le 10 mars et reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio,

Et le petit dernier arrivé cette semaine, Le carnet de Lola Boumbadaboum, un petit roman jeunesse sur l’autisme.

Côté Schtroumpfs, je pense que l’on continuera dans la lancée et que nous enchaînerons avec le troisième tome du Temps des Mitaines.

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientôt 😉

Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano

Je retrouve aujourd’hui, K. du blog Les voyages de k. pour une nouvelle lecture commune autour du nouveau roman de Raphaëlle Giordano, Le bazar du zèbre à pois paru le 14 janvier dernier aux éditions Plon. J’avais beaucoup apprécié il y a quelques années la plume de Raphaëlle Giordano dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, aussi lorsque j’ai vu passer son nouveau bébé sur NetGalley, je n’ai pas trop hésité à le solliciter.

Résumé

 » Je m’appelle Basile. J’ai commencé ma vie en montrant ma lune. Est-ce pour cela que j’ai toujours eu l’impression de venir d’une autre planète ? Je n’ai pourtant pas compris tout de suite de quel bois j’étais fait. Peut-être plus un bois de Gepetto que de meuble Ikea. »

Basile, inventeur, agitateur de neurones au génie décalé, nous embarque dans un univers poético-artistique qui chatouille l’esprit et le sort des chemins étriqués du conformisme. De retour à Mont-Venus, il décide d’ouvrir un commerce du troisième type : une boutique d’objets provocateurs. D’émotions, de sensations, de réflexion. Une boutique  » comportementaliste « , des créations qui titillent l’imagination, la créativité, et poussent l’esprit à s’éveiller à un mode de pensée plus audacieux ! Le nom de ce lieu pas comme les autres ? Le Bazar du zèbre à pois.

Giulia, talentueux  » nez « , n’en est pas moins désabusée de cantonner son talent à la conception de produits d’hygiène. Elle rêve de sortir le parfum de ses ornières de simple  » sent-bon  » et de retrouver un supplément d’âme à son métier.

Arthur, son fils, ado rebelle, fâché avec le système, a, lui, pour seul exutoire, ses créations à ciel ouvert. Il a le street art pour faire entendre sa voix, en se demandant bien quelle pourra être sa voie dans ce monde qui n’a pas l’air de vouloir lui faire une place.

Trois atypiques, trois électrons libres dans l’âme. Quand leurs trajectoires vont se croiser, l’ordre des choses en sera à jamais bousculé. C’est à ça que l’on reconnaît les « rencontres-silex ». Elles font des étincelles… Le champ des possibles s’ouvre et les horizons s’élargissent.
Comme dans un système de co-création, ils vont « s’émulsionner les uns les autres » pour s’inventer un chemin, plus libre, plus ouvert, plus heureux….

Louise Morteuil, elle, est rédactrice en chef du Journal de la Ville et directrice de l’association Civilissime. Elle se fait une haute idée du rôle qu’elle doit jouer pour porter les valeurs auxquelles elle croit : Cadre, Culture, Civisme… Choc des univers. Forte de ses convictions en faveur du bien commun, elle se fait un devoir de mettre des bâtons dans les roues du Bazar du zèbre à pois…

Une galerie de personnages passionnés, sensibles et truculents, des embûches et surprises, des objets aussi magiques que poétiques, de l’adversité et de l’amour, l’art de se détacher des entraves par l’audace, de se libérer de la peur en osant… Le nouveau roman de Raphaëlle Giordano donne l’envie de mettre plus de vie dans sa vie et de s’approprier la philosophie phare et novatrice du zèbre :  » l’audacité « .

Mon avis

Voilà un roman dont la lecture n’aura duré qu’une soirée. Raphaëlle Giordano nous embarque avec bonheur dans la petite ville de Mont-Venus où Basile, un inventeur poétique et loufoque, vient d’installer un drôle de concept store, le Bazar du Zèbre à Pois, bazap pour les intimes. Dans son magasin hors du commun, il propose tout un tas d’objets destinés à éveiller et stimuler notre cerveau droit, siège de nos émotions, de nos intuitions et de notre créativité. C’est là qu’il y fait la rencontre d’Arthur, un adolescent à haut potentiel mais en décrochage scolaire. Ce dernier en a gros après le système qui ne reconnait pas la masse d’efforts qu’il fait pour entrer dans un moule qui ne lui correspond pas et a trouvé dans le street art un moyen d’expression. Et puis il y a Giulia, la mère désemparée d’Arthur qui élève seule son fils depuis que son père est parti. Entre les relations conflictuelles avec son ado, un vie sentimentale au raz des pâquerettes et un travail dans lequel sa créativité de « nez » est mise à mal, Giulia s’est un peu oubliée.

J’avoue que cette lecture me faisait un peu peur. Mes dernières lectures feel-good n’ayant pas vraiment réussi à m’embarquer autant que je l’aurais souhaité, je pensais ne plus être en phase avec le genre. De plus, le thème de l’hypersensibilité, du haut potentiel et plus largement de la zébritude fait particulièrement écho chez moi. J’avais peur de trouver dans ce livre une série de poncifs made in Facebook ou d’éléments de théorie emmenés de façon pas toujours à propos, mais j’ai été très agréablement surprise. Les écrits de Jeanne Siaud Facchin, spécialiste des questions liées à la douance et au haut potentiel ne sont pas bien loin, certes. Toutefois le style frais de Raphaëlle Giordano a su me réconcilier avec ces lectures légères et a pu me laisser par moments avec les yeux humides. Oui, Le bazar du zèbre à pois est un livre qui a une vocation de coaching, mais c’est aussi un vrai joli roman et j’avoue que j’aurais aimé rester en compagnie de ce joyeux troupeau de zèbres un peu plus longtemps.

J’ai beaucoup aimé la galerie de personnages que Raphaëlle Giordano nous propose. Basile, après un parcours chaotique a enfin réussi à s’assumer comme zèbre et joue avec brio les initiateurs et les chefs de horde avec Giulia et Arthur. Il m’a rappelé les personnages masculins tendres, maladroits, sensibles et créatifs qui peuplent les romans d’Alexandre Jardin, autre zèbre parmi les zèbres. Arthur quant à lui m’a évoqué une tendresse particulière. Son hypersensibilité, sa créativité, ses modes de raisonnements alternatifs et ses efforts pour essayer de « rentrer dans un cercle alors qu’il est un carré » afin de ne pas décevoir ses profs, son père et surtout sa mère, n’ont pas été sans me rappeler quelques personnes de mon entourage. En effet, avoir un haut potentiel, comme l’autrice le signale dans le journal de Basile à la fin du livre, n’est pas toujours synonyme de brillante réussite scolaire. C’est aussi être très lucide sur ses capacités et avoir parfois une estime de soi un peu malmenée. Quant à Giulia, elle m’a tiré quelques larmes. J’ai beaucoup aimé ce personnage de mère courage qui se bat contre vents et marées pour son fils, qui lui ressemble tellement mais qu’elle semble parfois ne pas comprendre, et pour l’avenir duquel elle ressent tellement d’inquiétudes.

Il y a aussi beaucoup d’humour dans ces pages. Louise Morteuil, le personnage guindé de l’histoire, antagoniste fervente de nos trois créatifs est, en effet, comique malgré elle. Par son nom, déjà, qui trahit son aveuglement à suivre des principes austères qui l’ont coupée des belles choses de la vie, et par ses attitudes excessives et son zèle à vouloir maintenir à Mont Venus une ambiance de « normalité » définie selon des critères bien à elle, Louise devient un stéréotype que l’autrice se plait à tourner en dérision.

Il y a des livres qui tombent à point nommé dans ta vie, pour te parler particulièrement à un moment où tu en as besoin. Celui-ci en fait partie et je remercie K. pour avoir insisté pour que nous fassions cette lecture pendant ces vacances. J’avais en fait vraiment besoin de ce bouquin-là à ce moment-là. D’ailleurs je vous laisse découvrir un extrait de sa chronique que vous pouvez retrouver en intégralité ici.

J’ai bien aimé les personnages d’Arthur et de Giulia et m’y suis facilement attachée. Je me suis retrouvée un peu dans le personnage de Giulia, qui s’interroge sur sa vie professionnelle et son rôle de maman. J’ai aimé les questionnements de Basile, comme celui des modalités d’appartenance à un groupe tout en trouvant et en conservant sa singularité. J’ai apprécié les questions autour de la parentalité et du rôle de l’éducation nationale, ainsi que les citations présentes dans ce roman, comme celles d’Ajahn Chah, maître de méditation. J’ai aimé le rôle de la boutique, qui amène à se poser des questions, et tout ce qui touche à la stimulation du cerveau droit, l’idéal étant sans doute de trouver un équilibre entre les deux hémisphères. J’ai apprécié le discours de Basile dénonçant notamment la surconsommation et l’éternelle insatisfaction qu’elle génère. L’évolution des personnages, et plus particulièrement celui de Louise, est intéressante et instructive. Par contre, j’ai trouvé le personnage de Paul surnommé Pollux franchement caricatural et la fin un peu trop facile.

Et toi ? Tu l’as lu ? Il te donne envie ?

À bientôt ?

La légende de Maurice – Le poney volant de Philip Reeve et Sarah Mc Intyre

Et voilà !!! Avec cet article se termine nos de services presse sur les sorties de l’hiver de Little Urban. Au programme, une toute nouvelle série parmi la collection de romans 9-12 ans que l’on affectionne beaucoup. Après Les Lapins de la Couronne d’Angleterre tome 1 et 2, Maverick ville magique, Les temps des mitaines, j’ai eu le grand plaisir de découvrir avec les Schtroumpfs, le premier tome de la série Le poney volant intitulé La légende de Maurice et signé par Philip Reeve et illustré par Sarah Mc Intyre.

Résumé

Alors qu’une tempête magique fait rage dans les Lointaines Collines Pluvieuses de l’Ouest Sauvage, Maurice, un poney volant légèrement enrobé, s’écrase contre le balcon de Max.

Commence alors une aventure extraordinaire avec : des biscuits fourrés à la vanille, d’affreux Ouistitis des Mers, une grande soeur de mauvaise humeur, des sirènes malicieuses… et bien sûr, Maurice, le poney volant !

Notre avis

Grand Schtroumpf attendait la sortie de La légende de Maurice avec grande impatience. Il avait été charmé par sa couverture pleine de peps dans le catalogue d’automne de Little Urban. En effet, la sortie de ce dernier était prévue avant les fêtes de Noël mais avec le confinement et la fermeture des librairies, cette dernière a été repoussée à début janvier.

Nous avons donc découvert l’histoire délicieusement décalée de Maurice, un poney volant grassouillet, friand de biscuits à la vanille, qui par une nuit de tempête est arraché à ses Lointaines Collines Pluvieuses de l’Ouest Sauvage. Après une longue dérive à travers les airs, il s’écrase contre la fenêtre de Max, un jeune garçon dont le rêve le plus cher est d’avoir un animal de compagnie. Dans la collision, Maurice se blesse et Max décide de le recueillir pour la nuit afin de le soigner dès le lendemain matin. À leur réveil, Maurice va beaucoup mieux mais Bourberolles, la petite ville dans vivent Max et sa famille est sous les eaux, en proie à une crue historique. L’appartement, l’un des points les plus hauts de la ville devient petit à petit le lieu de ralliement des voisins dont les appartements ont été inondés…

La légende de Maurice nous offre une belle histoire d’amitié et de solidarité entre un poney venu de contrées lointaines, un petit garçon en manque d’attention et toute un ville qui se retrouve du jour au lendemain prise dans une catastrophe naturelle magique. Ses parents travaillent beaucoup et sa soeur, Marguerite, ne partage plus grand chose avec son petit frère.

La galerie de personnages que nous font découvrir les auteurs est à la fois attachante et complètement décalée. Entre des voisins farfelus, une grande soeur qui est tombée littéralement amoureuse de Dracula et a décidé de vivre dans le noir et de se faire appeler Morticia, des Ouistitis des mers qui sèment le chaos dans la ville déjà sans dessus dessous et terrorisent le pauvre directeur de l’école, des sirènes coquettes et Neville et Beyoncé, les cobayes qui dérivent depuis leur cage, l’humour est clairement au rendez-vous pour aider la communauté de Bourberolles à affronter l’adversité. Et puis il y a Maurice, seul poney volant de son espèce, il voue une passion aux biscuits, ce qui lui vaut un léger embonpoint qu’il assume parfaitement. Max quant à lui, a trouvé en Maurice un véritable ami et se raccroche à lui comme à une bouée de sauvetage.

Les illustrations toutes en nuances de bleu et de gris de Sarah Mc Intyre accompagnent avec humour les mots de Philip Reeve. Les schtroumpfs ont trouvé Maurice « rigolo et stylé ». Et le comique de situation est habilement mené. Certes la ville est inondée mais les habitants de Bourberolles ne manquent pas de créativité, à en juger par les embarcations de fortunes que l’illustratrice leur fait emprunter.

Voilà donc une histoire que l’on a été très contents de découvrir. Les garçons ont aimé les créatures fantastiques qui ont envahi la ville suite à l’inondation, les affreux Ouistitis des mers qui ne savent pas écrire, l’histoire d’amitié entre Max et Maurice et l’action des scènes de sauvetage. Ils ont trouvé plutôt drôle le penchant de Maurice pour les biscuits à la vanille. Nous avons toutefois failli frôler le drame avec la séquence émotions de la fin qui a beaucoup ému Mini-Schtroumpf, (j’ai l’espace d’un instant eu très peur que l’inondation qui a frappé Bourberolles se déplace chez moi…)

Pour ma part, j’ai trouvé super le côté body positive de l’histoire. Maurice assume sa gourmandise et ses rondeurs et il est tellement chou comme cela. Il pourrait avoir la classe de Pégase, montrant fièrement sa musculature en s’envolant dans les airs, mais il s’en moque il cultive son winter body à coup de biscuits à la vanille. Il s’aime comme il est et nous aussi. J’ai apprécié l’humour des auteurs. J’ai beaucoup ri en lisant le monologue dramatique de Marguerite alias Morticia. Quant à l’association d’idées entre Beyoncé et le un cobaye… Je crois que je ne verrais plus jamais Mme Jay Z de la même façon… J’ai aussi beaucoup aimé que les auteurs fassent de la solidarité dans l’épreuve un thème central du roman. Certes, l’inondation magique n’est que passagère mais la communauté de Bourberolles fait corps pour l’affronter aidée par Max et Maurice.

Si vous souhaitez prolonger le plaisir ou découvrir Le poney volant, vous trouverez sur le site de Little Urban un petit test qui vous permettra de savoir si vous aussi êtes une Légende Ordinaire et un tutoriel pour apprendre à dessiner Maurice et lui inventer de nouvelles aventures dans les Lointaines Collines Pluvieuses de l’Ouest Sauvage.

Et vous, vous l’avez lu ? Il vous donne envie de le découvrir ?

À bientôt 😉

Café des voyageurs #30 : Hébergements insolites sur les bords du Canal du Midi

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : Insolite

Le thème de la semaine nous propose de sortir des sentiers battus. Concernant les hébergements insolites, nous avons déjà parlé de cabanes de Hobbits, de cabines et d’appartements pensés par Le Corbusier, et d’hébergements dans les grottes troglodytes. Aujourd’hui, je te propose donc d’élargir le panel d’hébergement insolites avec de nouvelles propositions.

Cette semaine je t’emmène

j’avais envie de revenir le long du Canal du Midi. Cet été, nous avons découvert la région dans un long périple à pieds au cours duquel nous avons rallié Avignonet-Lauragais à Carcassonne. Tout au long du chemin, nous avons rencontré une foule d’hébergements insolites : maisons éclusières, péniches, cabanes dans les arbres…

J’ai choisi ce lieu car…

Lorsque tu marches toute la journée le long du canal, le soir venu, tu n’as qu’une envie, ne pas trop d’écarter du chemin de hâlage pour éviter le lendemain d’avoir à refaire le chemin en sens inverse et rallonger le parcours. Aussi, dans l’organisation de notre parcours, nous avions eu à coeur de trouver le plus possible d’hébergements près du Canal, voire carrément le long de celui-ci.

Le long du chemin, nous avons croisé :

Une péniche-hôtel : La péniche Kapadokya, qui avait retenu notre attention lors de la préparation de notre voyage mais qui n’était malheureusement pas disponible à la date de notre passage.

Des cabanes dans les arbres : près de l’épanchoir de Foucault à quelques kilomètres de Carcasonne. Ces dernières faisaient aussi partie de nos chouchous mais leur localisation rendait le parcours trop déséquilibré. Nous avons été charmés par le lieu, dans lequel nous nous sommes arrêtés le temps d’un café pour les grands et d’un rafraichissement pour les enfants.

Mais à mon sens, le long du Canal, s’il est une expérience à découvrir, c’est celle de passer une nuit dans une maison éclusière. En effet, avec l’automatisation des écluses, nombreuses sont les maisons qui sont aujourd’hui inhabitées ou abandonnées. C’était le cas de celle de la Planque, située à 60,9 km de Toulouse (oui m’sieur, dames, on est précis chez nous), jusqu’à ce que deux pénichiers en tombent amoureux et décident de s’y amarrer à durée indéterminée. Ils ont donc acheté la maison construite en 1674, et après l’avoir intégralement restaurée, l’ont transformée en chambre d’hôtes qui offrait encore cet été un service de restauration pour les clients et les cyclistes de passage.

L’expérience de dormir dans une maison éclusière est assez particulière. En effet, ce qui nous a le plus frappés, c’est la sérénité qui se dégage des abords de ces lieux et la tranquillité qu’inspire le Canal qui s’écoule juste devant la porte. Et pourtant les maisons éclusières sont des lieux de passages. La journée y rythmée par les amarrages des plaisanciers, l’attente de la montée ou de la descente des eaux et leur départ. Ces moments sont l’occasion de rencontres brèves où l’on échange sur le parcours et sur les expériences de navigation.

Peu de réseau, pas de télé, mais de bons bouquins, le bruit blanc du Canal en fond sonore. Nous avons pu profiter de cette nuit au calme pour déconnecter vraiment et nous détendre avant de démarrer une nouvelle journée. Et puis petit point qui ne gâche rien, dormir dans une maison éclusière c’est dormir dans un petit bout d’histoire. En effet, le Canal projeté par Pierre Paul Riquet à la fin du XVIIè siècle est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996.

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Après près de 7h00 de marche, l’arrivée à l’écluse et un repos bien mérité ! J’ai choisi cette photo, car elle résume bien le charme de l’atmosphère des maisons éclusière. La vie s’écoule tranquille comme le canal. Le panneau indique le nombre de kilomètre à parcourir avant le prochain arrêt… En attendant c’est l’heure de l’apéro mais nous on tourne à l’eau 😉

Aujourd’hui c’est la fin du mois et qui dit fin de mois dit normalement nouveaux thèmes. Toutefois, depuis quelques temps le rendez-vous s’essouffle et de mon côté j’ai du mal à suivre le rythme. Je réfléchis donc à un nouveau format, bi-mensuel ? mensuel ? en conservant le canevas actuel ? sous la forme d’un carnaval d’articles pour vous donner davantage de visibilité ? Dites moi ce qui vous ferait envie, ce rendez-vous est aussi le vôtre !

À bientôt 😉

10 beaux livres autour du voyage pour « voyager sans voyager »

Il y a quelques semaines, Lenou, du blog Lenou in Italia, lançait l’idée d’un carnaval d’articles. Le principe, écrire un article autour du thème voyager sans voyager avant le 22 février (je suis sur la deadline comme, comme d’habitude mais encore dans les temps). L’ensemble des participations seraient regroupées dans un article à paraître début mars.

Voyager sans voyager, autant dire que depuis un an, on a eu le temps d’expérimenter le thème sous toutes ses formes. Nous avons testé la staycation en partant pour les vacances de Noël visiter la Cité Radieuse de Le Corbusier, nous avons parlé de Slow tourisme et consacré de nombreux articles sur le blog à la découverte de Marseille dans le Café des Voyageurs. Je t’ai proposé un voyage littéraire à Cuba et en Finlande, ainsi que dans le cadre du challenge booktrip en Europe. Ma super copine Agnès de Oika Oika est venue en décembre nous montrer sa sélection de jeux autour du voyage. Et nous avons aussi évoqué les souvenirs du retour de voyage dans l’article consacré aux carnets de voyages.

Ce thème de voyager sans quitter ton canapé est donc l’occasion parfaite pour sortir un article que j’avais dans les tuyaux depuis le mois de novembre, qui aurait dû sortir pour Noël mais que je n’ai pas pu terminer à temps. Aujourd’hui, je te propose donc une sélection de guides et beaux livres pour voyager sans voyager.

1. L’art de voyager sans partir loin, Lonely Planet

L’art de voyager sans partir loin, Lonely Planet

Voilà un guide que j’adore et comme toute chose que j’adore, je la partage toujours avec plaisir. Cet ovni dans la catégorie des guides touristiques, mi beau livre mi suggestion d’activité à faire en voyage ou près de chez soi à déjà eu droit à sa chronique que tu retrouveras ici.

2. How to be an explorer of the world de Keri Smith

Ce bouquin là fait partie de mes chouchous dans la catégorie des guides à glisser dans ta valise quelle que soit la destination. Keri Smith est une artiste et autrice qui nous invite à poser un regard différent sur notre environnement quotidien et à faire de chaque balade dans ta rue ou dans ta ville un voyage. Armé de ton carnet d’explorateur, elle te propose de ramasser des végétaux, de faire des dessins, de noter des mots que tu entends à la volée… Dans la lignée du Saccage ce carnet dont je t’avais parlé dans notre kit de survie, ce joli livre n’a malheureusement pas encore été publié en français, mais il est disponible en anglais et en italien. Tu y trouveras une mine d’idée d’activités pour explorer ta ville.

3. Voyage zéro carbone (ou presque), Lonely Planet

Voyages zéro carbone (ou presque) , Lonely Planet

Je t’avoue que ces derniers temps, la question du voyage en avion s’est posée de façon récurrente par chez nous. Avec la crise sanitaire, les annulations de vols et les galères de remboursement, prendre l’avion devient un véritable casse tête. Si tu ajoutes à cela l’impact environnemental de ces voyages, sachant que pour aller rejoindre la famille en Italie, nous sommes amenés à l’utiliser régulièrement, je réfléchis depuis quelques temps à des alternatives pour l’utiliser le moins possible, du moins lors de nos déplacements en Europe. Aussi, lorsque j’ai découvert ce gros guide chez Nature et Découverte au mois de décembre, je n’ai pas pu résister à me faire un petit cadeau de moi à moi.

En fonction du temps dont vous disposez, ce guide de 312 pages vous propose de découvrir le Vieux Continent à travers 80 itinéraires au départ de Paris. Pas de voiture, pas d’avion mais des tas de solutions alternatives : train, bateau, vélo ou rando… Voilà de quoi remettre le trajet au coeur du voyage et de l’aventure tout au long du chemin.

4. Slow train, Juliette Labaronne chez Arthaud

Slow train, de Juliette Labaronne

Restons dans l’Ambiance Zéro Carbonne avec Slow Train de Juliette Labaronne. Ce guide de 157 pages propose une trentaine de virées ferroviaires en France. Chacune de ces escapades est organisée sur deux doubles pages minimum de la façon suivante : une carte minimaliste dans un graphisme épuré, la fiche du train avec les infos (temps de trajet, tarifs, la fréquence ainsi que les arrêts), un carnet de rail qui raconte l’histoire de cette portion de chemin de fer, quelques arrêts qui valent le détour le long de la ligne, des anecdotes de cheminots et un point sur le buffet de la gare. Dans ce livre là, point de TGV ou de OUIGO mais des trains corail, des trains de nuits ou des trains régionaux qui traversent de sublimes paysages. J’ai lorgné sur quelques unes d’entre elles, comme celle qui met à l’honneur le petit train de la Côte Bleue qui part de Marseille pour rejoindre Miramas en traversant les Calanques, celle qui nous emmène à bord du train jaune des Pyrénées ou celles qui traversent le Pays Basque…

5. Voir le monde sans quitter la France, Hachette

Voir le monde sans quitter la France, Hachette

Et si les sites merveilleux disséminés aux quatre coins du monde et devant lesquels on se pâme en voyant les comptes Insta des grands voyageurs avaient des sosies dans l’Hexagone ? C’est le parti pris de ce guide dans lequel tu retrouveras 48 destinations mythiques et leur plan B en France. Deux doubles pages sont consacrées à chacun de ces plans B. La première présente le site avec une deux photos, l’une pour l’original, l’autre pour le plan B. Inutile de te dire que l’on pourrait parfois jouer au jeu des 7 différences, tant la ressemblance peut paraître frappante. La seconde propose une description du lieu un encart pratique sur l’accès et la meilleure saison pour profiter du site ainsi que quelques propositions d’activités à faire sur place. Alors prêt à redécouvrir les façades colorées de Burano à Martigues, les eaux roses du lac Retba au Sénégal dans les marais de Gruissan, des airs de Grand Canyon dans le Lubéron ou des forêts de bambou au coeur des Cévennes ?

6. La collection insolite et secret, éditions Jonglez

Cette jolie collection, que nous avons découverte dans le cadre de notre partenariat avec les éditions Jonglez, avec Lyon insolite et méconnu propose de redécouvrir nos régions et nos villes en sortant des sentiers battus. L’idée est de lever les yeux, regarder la ville par le petit bout de la lorgnette et s’attarder sur des anecdotes et des détails de nos environnements quotidiens.

7. La collection de beaux livres de chez Jonglez

Ami amateur d’Urbex et de sites abandonnés, voici une collection qui devrait te plaire. Je l’ai découverte à travers Eglises abandonnées de Francis Meslet mais la collection est une invitation à découvrir des sites laissés pour comptes partout en Europe et jusque sur la base de lancement de Baïkonnour au Kazakhstan. On se demande souvent, en feuilletant les pages de ces ouvrages comment de telles merveilles ont pu être oubliées pendant de si longues années.

8. En forêt – 500 idées pour des escapades natures en France, Natasha Penot Gallimard

En forêt, 500 idées pour des escapades nature en France, Natasha Penot

Ce livre là pourrait concourir dans la catégorie « C’est énorme ! ». Impossible de penser glisser celui-ci dans ton sac en randonnée, avec ses 320 pages et son petit poids d’1,5 kg. Cette jolie bible, propose 500 balades à travers les forêts françaises de métropole et des DOM TOM. Elle met aussi en valeur des activités à faire partout comme le bain de forêt ou le Géocaching et éléments d’histoire et de culture locale. J’ai trouvé ce guide à la bibliothèque mais je n’exclue pas de nous l’offrir à l’occasion pour préparer nos itinéraires d’aventures natures.

9. Rando-bières en France de Fabienne et Benoit Luisier

Randos bières en France, Fabienne et Benoît Luisier

On reste dans micro aventures et évasions locales avec ce guide qui a pour vocation de nous faire découvrir 70 belles balades, ainsi que les savoir-faire d’artisans brasseurs de nos régions. Au programme : découverte de brasseries urbaines, dont les randonnées nous ferons nous perdre à travers les rues de nos villes, mais aussi des promenades plus natures. Elles sont classées par difficulté de la balade familiale de quelques heures à la randonnée à la journée pour les marcheurs aguerris, mais avec toujours au bout du chemin la garanti d’un rafraîchissement local bien mérité.

10. Les 101 merveilles du monde, par Lonely Planet

Les 101 merveilles du monde par Lonely Planet

J’ai trouvé celui-ci à la bibliothèque aussi. Avec son grand format et ses 368 pages, c’est un livre à feuilleter pour rêver en attendant de pouvoir repartir en vadrouille. Epoque moderne oblige, les merveilles ne sont plus 7 mais 101 (comme les dalmatiens ;)), mais quel plaisir de tourner les pages de ce livre dont les photos sont absolument sublimes. Les sites sont classés par continent et l’on retrouve de façon très succincte des informations relatives à l’hébergement ou des idées de parcours. L’occasion de (re)découvrir des merveilles naturelles ou architecturales et de trouver des idées qui sait pour planifier ton prochain voyage.

C’est lundi que lisez-vous ? #38

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mêmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Cette semaine n’a pas du tout été prolifique en termes d’articles sur le blog, même le rendez-vous du mercredi a été décalé au samedi faute de temps… Comme toutes les semaines qui précèdent les vacances, c’était la course . J’ai beaucoup lu, mais très peu écrit.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

L’ombre du vent, Carlos Ruiz Zafòn

J’ai enfin terminé L’ombre du vent. J’ai beaucoup aimé ce premier volet de la saga du Cimetière des livres oubliés. Je ne t’en dis pas plus pour l’instant, je t’en parlerai bientôt dans un article pour le Challenge Booktrip en Europe.

Luna, Serena Giuliano

Dans le cadre d’une Masse Critique exceptionnelle de Babelio, j’ai eu la chance de découvrir en avant première Luna, le dernier roman de Serena Giuliano. J’avais adoré Ciao Bella, été touchée par Mamma Maria. Aussi, je n’étais que joie que l’on me propose cette Masse Critique, encore plus de le gagner et découvrir dans ma boîte à lettres les épreuves dédicacées par l’autrice c’était juste la cerise sur le gâteau. Là encore, je compte bien profiter du temps que je vais avoir ces vacances pour écrire une jolie chronique pour le nouveau bébé de cette autrice que j’aime beaucoup.

Chez les schtroumpfs

La légende de Maurice, Le poney volant de Philip Reeve et Sarah McIntyre

Nous avons terminé La légende de Maurice, Le poney volant que nous avions reçu en tant que service presse de la part de Little Urban. Une jolie histoire d’amitié, à la fois drôle et tendre à laquelle nous consacrerons bientôt un article.

Professeur Goupil autour du monde, Anne Montel et Loïc Clément

Après avoir adoré la semaine dernière, Professeur Goupil et les rires qui s’envolent, nous avons découvert cette semaine Professeur Goupil autour du monde. Dans ce petit roman, on retrouve Akiko, la douce amoureuse de Goupil, en proie à une furieuse envie d’aller explorer le monde au grand désespoir de notre brave Angus, pour qui rien n’est plus beau que le confort de son doux foyer. Aussi, lorsqu’elle disparait un beau matin, il n’a plus qu’une solution aller la retrouver au bout du monde…

Qu’êtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

Le temps des mitaines, La peau de l’ours, Loic Clément et Anne Montel

On reste avec le duo Montel-Clément, en bande dessinée cette fois-ci. Dans ce premier tome, on retrouve Céleste Anternoz, que l’on avait découverte dans le roman éponyme. La jeune fille est désormais la maman d’Arthur, un ours adolescent qu’elle élève seule dans une Vallée des Mitaines où règne la peur. En effet, plusieurs enfants ont disparu mystérieusement sur le chemin de l’école. Arthur et ses amis vont donc enquêter afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Chez maman

Harry Potter à l’école de la philosophie, de Marianne Chaillan

Marianne Chaillan, professeure de philosophie, propose dans ce livre une relecture de la saga de J.K Rowling à travers le prisme des grands philosophes. Les personnages et les objets de la saga, sont mis en regard avec les textes des penseurs de toutes les époques et prennent pour nous lecteurs adultes, une dimension nouvelle.

Que vais-je lire ensuite ?

On prend les mêmes que la semaine dernière et on recommence ?

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar
  • Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano
  • Les vrais sages sont des rebelles, Chiara Pastorini et Perceval Barrier, une chouette BD sur l’histoire de la philosophie que les éditions Nathan ont eu la gentillesse de me faire parvenir.
  • Les femmes aussi sont du voyage de Lucie Azéma, à paraître le 10 mars et reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio,

Et une méga pile à lire empruntée à la bibliothèque.

Côté Schtroumpfs, je pense que l’on continuera dans la lancée et que nous enchaînerons avec le deuxième tome du Temps des Mitaines.

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientôt 😉

Café des voyageurs #29 : rencontres touchantes au coeur du cercle polaire

Le café des voyageurs, à la manière des rendez-vous littéraires hebdomadaires comme C’est lundi que lisez-vous ou le Throwback Thursday, est un rendez-vous créé pour partager nos publications, réunies autour d’un thème nouveau chaque semaine et de nous faire découvrir de nouveaux blogs. La récap des liens se fait sur le blog My wanderlust family.

Comme chaque semaine, je te propose de partager un article sur le thème choisi en répondant à ces trois amorces.

Cette semaine, je t’emmène…

J’ai choisi ce lieu car…

Et si tu ne devais choisir qu’une image pour décrire ce lieu ? Laquelle choisirais tu ?

Thème de la semaine : une rencontre touchante

Après la fougue et la passion flamenca la semaine dernière place à la douceur et la tendresse. Au cours de nos voyages, nous mettons un point d’honneur à partir à la rencontre de gens et à profiter des belles surprises que la vie met sur notre chemin. Je pourrais te raconter des tas de rencontres sympathiques, les carnets de voyages de Cuba sont remplies d’anecdotes de ce type, nos étés calabrais ont aussi mis sur notre route de gentils papis et mamies curieux de notre profil de pseudos touristes et toujours prêts à nous faire partager un peu de leur savoir faire traditionnel ou culinaire, mais cette semaine, j’ai envie de retourner en Finlande, te parler de rencontres faites au delà du Cercle Polaire.

Cette semaine je t’emmène

Bon en vérité, notre séjour en Laponie a été une véritable parenthèse enchantée au cours de laquelle nous avons vécu sur un petit nuage. Est-ce l’air pur des terres polaires ? Ou peut-être les grands espaces ? À moins que ce ne soit simplement la solidarité et l’esprit des finnois, je ne saurais vraiment te dire… Mais en l’espace de 5 jours nous avons eu la chance de faire des rencontres qui restent dans notre top 10 d’expériences de voyages mémorables.

J’ai choisi ce lieu car…

La Laponie a fait partie des séjours absolument magiques dont je t’ai parlé déjà quelques fois sur le blog. En effet, c’est un lieu idéal à découvrir avec des enfants et dont les paysages de forêts à perte de vue sont à couper le souffle. La sensation de faire corps avec la nature et de se sentir tout petit face à l’immensité du monde nous a accompagnés tout au long de notre séjour. Et les rencontres que nous y avons faites, comme je te le disais dans le paragraphe précédent ont été à la fois inattendues et mémorables.

Pour nos premières nuits en Finlande, nous avions choisi de dormir dans un mokki, une cabane traditionnelle finlandaise, souvent située près d’un lac ou dans les bois. Sur airbnb, une annonce avait attiré mon attention, un groupement de cinq cabanes à l’ancienne, sans eau courante. Le prix était très correct, j’ai dû payer une centaine d’euros pour 3 nuits. L’idéal pour vivre l’expérience lapone au coeur de l’été. Je n’ai donc pas attendu pour réserver et l’attente pour en arriver à cette étape a été TRÈS longue…

Lorsque nous sommes arrivés aux abords de Pelkosenniemi, une bourgade lapone connue pour avoir enfanté quelque Elvis Presley local, nous avons bifurqué pour découvrir notre petit coin de paradis. Ces jolies cabanes étaient tenues par un couple, qui ne parlaient absolument pas un mot d’anglais, alors autant te dire que le français et l’italien étaient loin de faire partie de leur répertoire. C’est google translate qui nous a permis de communiquer tout au long de ce séjour. Nous arrivions d’une expérience désagréable à Helsinki, qui m’avait contrainte à passer du temps à écrire des mails et à téléphoner aux relations clients d’airbnb et la délicatesse de notre hôtesse qui nous a accueillis avec des tartelettes faites maison, des mots gentils pour les enfants et le poêle du sauna traditionnel déjà chaud pour que l’on puisse aller se détendre nous a touché au plus au point. Tout au long de notre séjour, nos hôtes se sont proposés de nous amener à la pêche, de nous tirer l’eau dont nous avions besoin, nous ont fait partagé leur vie et nous ont raconté, toujours grâce à Google translate, les rudesses de l’hiver lapon. Quitter les lieux avait été pour toute la famille particulièrement difficile, et à en croire le livre d’or de la cabane, tous les hôtes qui sont passé par là ont connu le même ressenti.

Mais il fallait bien quitter les lieux et d’autres rencontres toutes aussi émouvantes nous attendaient encore sur le chemin ce jour là :

  • des rennes : ils sont très nombreux sur le bord des routes lapones, jusque là, rien de bien impressionnant au bout de plusieurs jours dans la région, la rencontre de ces grands cervidés finit par ne presque plus vous impressionner. Toutefois, lors d’un arrêt pipi prêt de la ville de Luotso, nous avons eu la chance de voir arriver un troupeau, parmi lequel vivait un renne blanc. Phénomène plutôt rare dans la nature.
  • le Père Noël : alors certes, visiter à Rovaniemi le village du Père Noël en plein été, manque cruellement de magie. Après plusieurs jours immergés dans la nature sauvage, le retour à la civilisation a été quelque peu compliqué. Certes, le vieux barbu a clairement le sens des affaires et son elfe photographe n’a rien à envier aux gobelins qui tiennent Gringotts quand il essaie de te vendre à la sortie le souvenir de ta rencontre avec le Père Noël. Il faut dire que l’on met les petits plats dans les grands pour vous accueillir dans la majestueuse bibliothèque du Père Noël. Je crois que Wanderlust Dad et moi étions à peu près aussi impressionnés que les Schtroumpfs devant lui. Et puis, quel émerveillement ! J’ai encore l’oeil humide quand je repense à leur sourire, à leur regard pétillant et à leur maladresse face à lui. En plus, il était vraiment bien drôle ce Père Noël, nous entendant parler français, il nous a accueilli dans une langue de Molière approximative mais qui avait le mérite d’exister. Le mini schtroumpf voyant clairement que notre pauvre homme n’était pas très à l’aise, s’est dit qu’il serait peut-être mieux de lui parler en italien (sait-on jamais ?). Et là, c’est le drame ! Allo Houston ! Nous avons un problème, on a perdu le Père Noël ! Quand on regarde la vidéo, on rit encore en voyant le regard de ce brave monsieur vriller des yeux et nous répondre dans un joyeux mélange de langues en espérant que quelqu’un prenne le relais en anglais…

Si tu devais ne choisir qu’une seule photo, laquelle choisirais-tu ?

Le lendemain de notre visite au village du Père Noël, l’étourderie de notre grand, qui avait oublié sa seule veste (alors qu’il faisait particulièrement frais) chez nos premiers hôtes nous a valu un détour de plusieurs centaines de kilomètres pour aller la récupérer. Là encore, leur gentillesse n’a pas eu de limite, se prêtant au jeu des photos souvenirs, et nous offrant pour la route la bagatelle de près d’un kilo de myrtilles. Là-bas, cela ne représente certes pas grand chose, mais quand tu calcules rapidement le prix d’un kilo de myrtilles bio par chez nous, tu apprécies le geste et plutôt deux fois qu’une. Nous avons eu beau lui expliquer que c’était beaucoup trop, que nous reprenions l’avion le lendemain et qu’il serait compliqué de tout manger dans la soirée, rien n’y a fait. Peut-être avait-elle des gênes de mamma italienne elle aussi ? Et voilà donc comment, pour ne pas gaspiller toutes ces belles myrtilles, je me suis retrouvée, à faire de la confiture au Pôle Nord à partir de bocaux de sauce tomate récupérés des repas des jours précédents, nettoyés et stérilisés. Je t’avoue que cette confiture a une saveur particulière, celle du grand nord, de ses forêts majestueuses et de la gentillesse de nos hôtes.

Thème du 24 février : Insolite

Et vous ? Où nous emmenez-vous cette semaine ?

À bientôt 😉

C’est lundi que lisez-vous ? #37

Il s’agit d’un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se faisait auparavant chez Galleane. Les liens sont maintenant répertoriés chez Camille du blog I Believe in Pixie Dust.

Comme chaque semaine, on se retrouve autour des mêmes questions.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Qu’êtes vous en train de lire ?

Que lirez-vous ensuite ?

Les chroniques de la semaine

Cette semaine j’ai profité du week-end de la Saint Valentin pour mettre à l’honneur l’amour sur le blog avec deux chroniques littéraires. Samedi, il a été question d’amour, de parentalité et des bouleversements liés à l’arrivée d’un bébé dans un foyer avec Professeur Goupil et les rires qui s’envolent, un roman premières lectures paru chez Little Urban. Dimanche, ce sont les aventures de Daphné et Anthony Bridgerton qui ont fait l’objet d’une chronique sur la réédition des deux premiers tomes de La chronique des Bridgerton chez J’ai lu.

Qu’avez-vous lu cette semaine ?

Chez maman

Pas de lecture terminée pour moi cette semaine mais j’ai bien avancé sur la lecture de L’ombre du vent. J’ai vraiment hate de connaitre le fin mot de l’histoire.

Chez les schtroumpfs

Ça y est les garçons ont eux aussi fini leur lecture de Les lapins de la Couronne d’Angleterre. Inutile de te dire qu’ils se sont régalés et qu’ils attendent avec impatience la sortie du tome 3.

Professeur Goupil et les rires qui s’envolent

Comme je te le disais dans la première partie de l’article, nous avons aussi découvert les nouvelles aventures d’Angus Goupil signées par Loic Clément et Anne Montel.

Enigmes au coeur de la science de Victor Escandell

Nous avons aussi reçu de la part des éditions Saltimbanque Enigmes au coeur de la science un chouette livre d’activités qui propose aux enfants de résoudre 25 énigmes scientifiques en expérimentant dans des domaines aussi divers que la biologie, la physique, la géographie. Les garçons l’ont tout de suite adopté. Pour ma part, je pense profiter des vacances qui démarrent la semaine prochaine pour m’y plonger en toute tranquillité.

Qu’êtes-vous en train de lire ?

Chez les schtroumpfs

La légende de Maurice, Le poney volant de Philip Reeve et Sarah McIntyre

Nous avons commencé la lecture de La légende de Maurice, de Philip Reeve et Sarah McIntyre. Grandschtroumpf avait repéré ce roman complètement barré dans le catalogue automne de Little Urban. Sa sortie ayant été repoussée avec la fermeture des librairies en novembre, nous l’avons reçu fin janvier. On y découvre l’histoire 100% déjanté de Maurice, poney volant un tantinet enrobé, vivant dans de lointaines contrées. Par une nuit de tempête, il est arraché à son nid et vient s’écraser sur la fenêtre de Max, un jeune garçon dont le rêve est d’avoir un animal de compagnie…

Chez maman

J’ai avancé de façon considérable sur ma lecture de L’ombre du vent, ce qui m’a valu quelques courtes nuits cette semaine, mais je crois qu’il va m’être difficile de lâcher le livre avant d’en connaître la fin.

Que vais-je lire ensuite ?

On prend les mêmes que la semaine dernière et on recommence ?

  • La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar
  • Le bazar du zèbre à pois de Raphaëlle Giordano
  • Luna de Serena Giuliano pour la Masse critique Babelio

Et une méga pile à lire empruntée à la bibliothèque.

Côté Schtroumpfs, on n’a que l’embarras du choix. Les aventures involontaires des soeurs Mouais, Le temps des mitaines, Professeur Goupil autour du monde… Vivement que l’on ait plus de temps…

Et vous, c’est lundi, que lisez-vous ?

A bientôt 😉

La chronique des Bridgerton, tome 1 et 2 de Julia Quinn

En ce jour de Saint Valentin, j’avais envie d’une chronique littéraire qui célèbre l’amour. Il y a quelques semaines, je suis tombée sur Netflix sur la première saison de La chronique des Bridgerton. Ma wanderlustsister ne tarissant pas d’éloges sur cette série en costumes, je me suis laissée tenter. Elle n’a pas dû forcer très longtemps pour me convaincre, il faut que je te confesse un léger penchant pour les robes empires et les romans de Jane Austen. En parallèle, de nombreux participants ont mis à l’honneur les deux premiers tomes de la saga dans leurs programmes du C’est lundi que lisez-vous ? J’ai donc découvert qu’il s’agissait en fait d’une série de huit romances historiques consacrées chacune à l’un des enfants Bridgerton et dont les premiers tomes ont déjà une bonne vingtaine d’années. Aussi, après avoir allègrement bingé la série qui est une adaptation assez libre du tome 1, Daphné et le duc, j’ai couru acheter la réédition parue chez J’ai lu qui regroupe les aventures de Daphné et celles d’Anthony.

Daphné et le Duc

Résumé

À la naissance de son fils, le duc de Hastings jubilait. Hélas, l’enfant bégaie ! Affront insupportable pour le duc, qui l’a renié sans pitié. Le jeune Simon a donc grandi, solitaire et assoiffé de revanche. Après de brillantes études, il a bourlingué de par le monde jusqu’à la mort de son père, et c’est désormais porteur d’un titre prestigieux qu’il revient en Angleterre où il est assailli par une horde de mères prêtes à tout pour marier leurs filles.
Mais Simon ne s’intéresse pas aux débutantes. Sauf peut-être à Daphné Bridgerton, qu’il a rencontrée dans des circonstances cocasses. Comme Simon, elle voudrait qu’on la laisse en paix. Une idée machiavélique naît alors dans l’esprit du duc.

Mon avis

Ayant vu la série avant de découvrir le livre, je savais plus ou moins à quoi m’attendre concernant ce premier tome. Et pourtant, sa lecture m’a révélé quelques surprises. En effet, comme je te le disais dans l’introduction, certaines portions de l’intrigue sont assez différentes et les scénaristes de la série ont pris quelques libertés avec le texte original. J’ai toutefois apprécié de retrouver les aventures de Daphné et du Duc de Hastings.

Après une saison en tant que débutante, Daphné désespère de faire un mariage d’amour comme sa mère et ne sait plus comment éconduire Nigel Berbrooke, prétendant ô combien encombrant. Il faut dire que les fiancés potentiels ne se bousculent pas à la porte de Bridgerton House. Aussi, lorsqu’elle croise dans un couloir, le Duc de Hastings, fidèle ami de son frère ainé Anthony, alors qu’elle tente de se défaire poliment du fameux Nigel, il germe dans leur esprit l’idée d’un pacte. En effet, Simon Basset, fraîchement revenu à Londres après de nombreuses années à voyager et nouvellement promu au rang de Duc de Hastings, est la proie favorite des mères de jeunes filles à marier qui voient en lui LE gendre idéal pour leur progéniture. Or, Simon n’a absolument aucune intention de se marier. Daphné représente donc pour lui une alliée de poids. Étant la soeur de son meilleur ami, il n’a aucunement l’intention de la courtiser, car même s’il n’est pas insensible à son charme, il ne souhaite pas mettre à mal son amitié avec Anthony Bridgerton. Voilà une pseudo idylle qui ne peut que faire les choux gras de Lady Whistledown, chroniqueuse mondaine dont les publications s’arrachent dès leur sortie de presse. La suite, si tu as regardé la série, tu la connais déjà et si tu n’as pas vu l’une ni lu l’autre, je me garderais bien de te la divulgâcher.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Daphné, son romantisme et à sa détermination à croire, en cette Angleterre des débuts de XIXème siècle, qu’un mariage d’amour est possible dans la haute société. Au fil des pages, on voit la jeune fille prendre de l’assurance, défendre bec et ongles celui qu’elle aime et aller jusqu’à se mettre en danger pour sauver ses convictions. Ayant grandi au milieu de trois grands frères, Anthony, Benedict et Colin, elle a dû apprendre à s’émanciper et n’a rien d’une petite chose fragile. Elle manie plutôt bien l’art de la joute verbale, a un direct du droit redoutable et sait pertinemment défendre ses intérêts quand elle a une idée en tête. Toutefois, la fin ne justifie pas tous les moyens et j’ai été particulièrement choquée par l’une des scènes de sa vie d’épouse.

J’ai aussi trouvé touchant le personnage de Simon. Malgré le fait qu’il soit devenu un homme charmant et accompli, il se débat encore avec ses blessures d’enfance. Maltraité par un père qui ne voyait en lui qu’une erreur de la nature venant ternir sa haute lignée, il n’a pas dû ménager ses efforts pour se défaire de son bégaiement. C’est l’accompagnement bienveilllant de proches amies de sa mère et du personnel de maison qui ont fait de lui l’homme que l’on découvre. Toutefois, son père, pourtant mort depuis des années, est omniprésent dans chacun de ses choix et de ses pensées. Le souvenir de ses mots d’une violence extrème le hante et l’empêchent de se projeter dans une potentielle vie de famille alors qu’il est une grande douceur avec les cadets de la famille Bridgerton.

Ce premier tome, contrairement à la série, garde une focale très serrée sur la romance entre Daphné et Simon. J’ai regretté que certains personnages ne soient pas plus largement développés. Peut-être le seront-ils davantage dans d’autres tomes, avant que je n’arrive à celui qui leur est consacré ?

Anthony

Résumé

Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony souhaite se marier ! Et il sait ce qu’il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l’amour est secondaire dans un couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, elle fera donc une parfaite épouse. Sauf que la demoiselle a une soeur dont l’influence est considérable. Or Kate Sheffield oppose son veto. Un débauché comme Anthony n’est pas un parti convenable pour Edwina. Le jeune homme est outré. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu’il est irrésistible !

Mon avis

On avait découvert Anthony dans le premier tome en grand frère hyper protecteur prêt à tout pour sauver l’honneur de sa soeur, quitte à y laisser son amitié avec Simon Basset, Duc de Hastings, qui a longtemps été son compagnon de débauche. Ce dernier s’étant rangé et Anthony voyant la trentaine s’approcher, il décide, en ce début d’année 1814 que le temps est venu de se marier. Il jette donc son dévolu Edwina Sheffield, la reine de la saison, dont la beauté n’a d’égale que la détermination de sa soeur de mettre des bâtons dans les roues d’Anthony, et dont il est sûr de ne pas tomber amoureux.

On découvre au fil des pages de ce second tome Anthony sous un jour nouveau. En effet, il ne s’est jamais vraiment remis de la mort précoce des hommes de sa famille. Son père, est décédé lorsqu’il avait 18 ans suite à un choc anaphylactique lui laissant les rênes de la famille et la responsabilité de 6 frères et soeurs et d’un bébé à naître. Convaincu qu’il ne saurait avoir une vie plus longue de celle de son père auquel il voue une admiration sans borne, il veut bien se marier mais il ne veut pas tomber amoureux pour ne pas faire subir à son épouse le chagrin que sa mère a pu traverser à la mort de son père.

Tout irait pour le mieux, s’il n’y avait pas Kate, la soeur d’Edwina, de trois ans son aînée, elle fait son entrée dans le monde en même temps que sa cadette et s’est jurée de protéger sa réputation et de l’aider à trouver le meilleur des maris pour elle. Pour cette dernière, le peu de vertu et les nombreuses conquêtes d’Anthony sont rédhibitoires. Il ne peut devenir son beau-frère et elle ne se prive pas à chacune de leur rencontre de lui faire savoir à quel point elle désapprouve la cour qu’il entend mener auprès de sa soeur. Toutefois, l’assurance dont elle fait preuve se fissure lorsque l’on découvre son histoire douloureuse et les angoisses qu’elle génère.

Entre Kate et Anthony, l’atmosphère est électrique. Ils ne peuvent se croiser sans se lancer des vacheries à la tête, mais ils ne sont pas indifférents l’un à l’autre. Il y a beaucoup d’humour dans ce deuxième tome. Les passes d’armes entre les deux protagonistes et leur jeu du chat et de la souris est assez drôle. Newton, le chien de Kate nous régale aussi de quelques scènes cocasses. On y retrouve aussi avec plaisir Daphné et Hastings lors d’une partie de Pall Mall où tous les coups sont permis et où l’on découvre toute l’étendue des talents de mauvais joueurs des Bridgerton.

En même temps que l’on découvre les souvenirs d’Anthony avec son père Edmund, on en apprend aussi plus sur Violet Bridgerton, la maman de cette joyeuse tribu qui pour l’époque apparait comme très moderne. On avait appris dans le premier tome qu’elle avait connu un véritable mariage d’amour. On mesure dans ce second tome l’amour profond qu’elle voue à ses enfants, n’en déplaisent aux convenances qui voudraient reléguer l’éducation des enfants aux domestiques ou qu’une mère s’efface devant un fils devenu vicomte à la mort de son père.

Voilà donc de nouvelles aventures que je n’ai pu m’empêcher de dévorer. À la stupéfaction de la wanderlustfrangine La chronique des Bridgerton n’a pas tenu plus d’une semaine entre son entrée dans ma pile à lire et la lecture de la dernière page. Je n’ai maintenant qu’un seul problème, les tomes suivants ne sont plus disponibles et la réédition des tomes 3 et 4 n’est annoncée que pour le 17 mars… Patience !!!

En attendant, vous pouvez toujours aller découvrir les chroniques des autres blogueurs qui en parlent : Maven litterae consacre deux chroniques à ce recueil. À Iivre ouvert, Livresque78, Petite étoile livresque et Laure liseuse hyperfertile mettent à l’honneur cette réédition. Les blablas de tachan nous propose de découvrir son avis sur la saga complète.

Et vous, vous l’avez lu ? Il vous fait envie ?

À bientôt 😉